Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l’univers est absent.
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l’univers est absent.
Une huître dit à sa voisine : « J’ai une très grande douleur en moi. C’est lourd et rond et je suis en détresse. »
Et l’autre huître répondit avec une satisfaction hautaine : « Loués soient les cieux et la mer, je n’ai aucune douleur en moi. Je vais bien et suis en bonne santé à la fois dedans et dehors. »
À ce moment un crabe passa par là et entendit les deux huîtres, et il dit à celle qui allait bien tout à la fois dedans et dehors : « Oui, tu vas bien et tu es en bonne santé à la fois dedans et dehors; mais la douleur que porte ta voisine est une perle d’une excessive beauté. »

ci-git un chêne
de bronze
la neige tombe
sur les Tuileries
voyelles gelées
et les passants muets
qui passent dans le jardin français
c’est janvier
bientôt
aux branches immobiles
une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
sibyllines voyelles
voici l’if et le frêne
le peuplier et l’aulne
et l’autre chêne vert
chêne aux veines d’airain
tu demeures
renversé
dans l’été qui accable
puis les chaises vides et le vent qui sibile
les passants et les feuilles
les voyelles tombées
les châtaignes éclatées
et ton tronc
de novembre
arrêté
mordoré
dans le jardin français
Texte de Sylvie Dallloz, inspiré de L’Arbre des voyelles, de Giuseppe Penone (dans le Jardin des Tuileries). Photo : Raymonde Contensous
grâce équilibre
et presqu’un sourire
quelles sont tes pensées
jeune femme sereine
assise elle rêve
d’amour et d’amitié
et se rappelle
la peau douce de sa mère
l’effluve d’un parfum
la caresse sur l’épaule
d’un ami qui s’en va
et qui reviendra
laissons-la rêver
sans la déranger
Texte de Luc Fayard inspiré par Équilibre, de Joséphine Chardiny Truchon
ci-git un chêne
de bronze
la neige tombe
sur les Tuileries
voyelles gelées
et les passants muets
qui passent dans le jardin français
c’est janvier
bientôt
aux branches immobiles
une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
sibyllines voyelles
voici l’if et le frêne
le peuplier et l’aulne
et l’autre chêne vert
chêne aux veines d’airain
tu demeures
renversé
dans l’été qui accable
puis les chaises vides et le vent qui sibile
les passants et les feuilles
les voyelles tombées
les châtaignes éclatées
et ton tronc
de novembre
arrêté
mordoré
dans le jardin français
Texte de Sylvie Dallloz inspiré de : L’Arbre des voyelles, de Giuseppe Penone
(dans le Jardin des Tuileries). Voir version illustrée.
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