Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Celui qui reçoit une gifle est un homme giflé, celui qui reçoit un hommage est un homme âgé.(Premier ministre, cité par Le Canard Enchaîné… Lire


  • Ramón Pichot Soler : Portrait of a woman (1964)

    Raymond Pichot-Soler – Portrait de femme (1964)

  • Marlene Dumas : Lady of Uruk (2020)

    Marlene Dumas : Lady of Uruk (2020)

  • Tessa Fontane-Guerra : Ceci est mon corps (2024)

    Tessa Fontane-Guerra – Ceci est mon corps (2024)

  • sortilège

    Deb Garlick – Old School (2017)

    quelques instants seulement
    le temps se souviendra de nous
    le vent de notre odeur 
    le soleil de notre peau
    et l’océan de nos cris

    puis ils se lasseront
    des miasmes embrumés 
    de nos vies opaques 
    insensiblement
    nos traces fatiguées 
    s’évanouiront 
    dans l’obscurité

    qui saura dire alors
    dans ce nouveau désert 
    ce qui nous a fait rire
    ou pleurer
    qui saura raconter
    les trébuchements
    les vagues les passions
    qui saura trouver 
    la joie dans l’ombre 
    des chemins escarpés

    avec le vent 
    balayant le souvenir 
    comme du sable
    avec le soleil
    brûlant le paysage
    jusqu’à la cendre
    le monde sera propre et nu
    même les taches 
    disparaîtront

    et quand tout se taira
    que la ligne de nos vies
    s’envolera filandre
    un dernier sortilège 
    effacera nos pas
    pour que jamais
    l’on ne sache
    qui nous avons aimé

    Deb Garlick – The Quiet House


    Texte de Luc Fayard, inspiré par
    Old School et The Quiet House, de Deb Garlick.


  • Leon Golub : Colossal Figure (1961)

    Leon Golub : Colossal Figure (1961)

Dernières publications d’art et de poésie

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

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  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

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  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

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  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

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  • Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025