Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 758 auteurs
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Citation Amavero du jour
Lorsqu’une personne montre la lune du doigt à une autre personne, si cette dernière prend le doigt pour la lune, non seulement elle… Lire


  • ligne bleue

    Véronique Lévy-Scheimann – L’Inconnu

    la nature manquait encore
    de formes adultes
    sa peau s’étirait
    transparente
    en multiples couches
    de limbes teintés
    fallait-il suivre
    la grande ligne bleue
    ou chercher
    à travers les vallons
    moussus et touffus
    son propre chemin

    Texte de Luc Fayard inspiré par L’Inconnu, par Véronique Levy-Scheimann


  • puzzle

    Florence Tedeschi – Saint-Paul

    la vie façon puzzle
    tout s’emboîte
    couleurs et formes
    en harmonie
    le village est un rêve
    où tout irait bien
    dans la rue chaude
    et silencieuse
    derrière les volets
    et les portes fermées
    on imagine des vies
    secrètes et poétiques

    Texte de Luc Fayard inspiré par Saint-Paul, de Florence Tedeschi


  • lavande

    Laure d’Argaignon – Lavandes à perte de vue

    l’odeur bien sûr
    prégnante et camphrée
    jusqu’au fond des narines
    la couleur changeante au soleil
    les courbe formelles alanguies
    de plants et bouquets frémissants
    dans les champs les plus beaux
    la danse affolée des abeilles
    le rictus des moustiques
    la lavande est si belle
    et elle sent si bon
    qu’elle guérira
    tous les
    maux

    Texte de Luc Fayard inspiré par Lavandes à perte de vue, par Laure d’Argaignon


  • l’étoile

    Céline Verdière – L’Étoile et Le Mutin

    la goélette à hunier
    réplique des paimpolaises
    pêcheurs de morue
    pointe fièrement
    son long bout-dehors
    poulies et cabestans
    sont durs à souquer
    pour manœuvrer
    quatre voiles d’avant
    mâtereau étambot
    sont réparés
    le bateau-école
    peut repartir

    Texte de Luc Fayard inspiré par L’Étoile et Le Mutin, de Cémine Verdière


  • musique

                                    la musique est en lui
                               peut-être même
            comme certains artistes
               la voit-il en couleurs
    la musique est plus forte
    que les mots
              dit Alessandro Barrico
                                    elle délimite
                                   un monde à part
                               rythme et relief
                 où noble le silence
                  a gagné sa part
      et qui parle à l’âme
              en ligne droite
         un monde ouvert
                                           à qui veut
                        lui donner son cœur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Musique, par Brigitte de Lanouvelle


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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025