Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Le seul endroit où le succès précède le travail est le dictionnaire.(styliste britannique)


  • Budet (François) : Loguivy de la mer

    Ils reviennent encore à l’heure des marées
    S’asseoir sur le muret le long de la jetée
    Ils regardent encore au-delà de Bréhat
    Respirant le parfum du vent qui les appelle
    Mais s’il est révolu le temps des Terre – Neuvas
    La race des marins, chez nous ne s’en va pas

    (suite…)

  • Dupuy (Fernand) : L’Albine ou la mésange qui zinzinule

    Tu le sais, bien sûr depuis longtemps, le coq chante, cocorico, la poule caquète, le chien aboie, quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache, l’hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage. Les moineaux piaillent, le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse. La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse.
    (suite…)


  • Rimbaud (Arthur) : Si j'ai du goût

    Si j’ai du goût, ce n’est guère
    Que pour la terre et les pierres.
    Je déjeune toujours d’air,
    De roc, de charbon, de fer.
    Arthur Rimbaud. Une saison en enfer. Alchimie du verbe. Faim


  • parvis (passage inutile)

    les cloches sonnent solennelles 
    pendant que les enfants courent 
    sur le parvis gris de la cathédrale 
    elles aimeraient bien retenir 
    la horde de gamins insolents
    mais ils fuient la place en riant 
    sur le parvis gris 
    tout en haut des marches blanches 
    il ne reste qu’une interrogation 
    le souvenir sautillant de leurs cris 
    tandis que le gong gras et lourd 
    dissout inexorablement 
    le cristal fini de leur rire

  • larme et scintillement

    une larme scintille
    sur ta joue
    un peu de toi
    s’échappe
    tes yeux fermés
    sur nous
    me happent
    tes yeux de faon
    me lappent

    tes cheveux de lune
    m’enivrent
    cette façon
    de ne rien dire
    me hante
    ma main libère
    l’eau fraîche
    de ton rire
    je viens au creux
    de ta douceur
    je meurs un peu
    dans tes bras


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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025