Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Bits are cheaper than atoms.
Erik Brynjolfsson and Andrew McAfee, The Second Age of Machine


  • simple fouet

    froid comme la pierre
    souple comme l’esprit
    remplir son être de souffle
    des yeux partout
    tout entendre
    le moindre tressaillement
    clignement
    quand c’est décidé
    bloquer son poignet vers le bas
    dans un crochet implacable
    pousser des deux bras
    en sens inverse
    comme pour atteindre
    le bout du cercle
    le pousser encore plus loin
    faire grandir la nature
    de son être intime
    sans rien montrer
    sans un signe
    par ce mouvement
    du simple fouet
    au taichi
    toute adversité disparait
    il ne reste que du blanc
    et le silence

    Texte de Luc Fayard inspiré de Simple fouet, sculpture de Ju Ming (Place Victoria à Montréal)


  • la vie par la fenêtre

    Photo de Luc Fayard pour le poème « la vie par la fenêtre »

    liquidambar
    exhalant maigre
    un long sanglot
    sur ses bourgeons

    en ligne haute
    au val bruyant
    la canopée 
    coiffée en blanc

    le vent figé
    encrant la scène
    comme un tableau
    de Pissarro

    le chêne mousse
    ouvrant ses bras
    aux oiseaux bleus 
    lustrant leur nid

    et devant moi 
    en possession 
    du canapé
    dort le chat roux 

    lové en rêve
    à l’immobile 
    il est la mort
    guettant sa proie

    l’animal    |   moi aussi
    respire     |   moi aussi
    au ralenti  |   moi aussi


    Texte de Luc Fayard inspiré par la vérité confirmée par la photographie de Luc Fayard


  • Du Bellay (Joachim) : Heureux qui comme Ulysse

    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
    Ou comme celui-là qui conquit la toison,
    Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
    Vivre entre ses parents le reste de son âge !

    (suite…)

  • Marot (Clément) : À Madame de Ferrare

    Me souvenant de tes bontez divines
    Suis en douleur, princesse, à ton absence ;
    Et si languy quant suis en ta presence,
    Voyant ce lys au milieu des espines.

    (suite…)

  • Verlaine (Paul) : Art poétique

    De la musique avant toute chose,
    Et pour cela préfère l’Impair
    Plus vague et plus soluble dans l’air,
    Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

    (suite…)

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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025