Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 440 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • mort j’écrirai encore

    je vois j’écris je sens
    que se forgent les mots
    les plus forts les plus hauts
    dans mon âme mon sang

    je crée un autre monde
    où vivent les amants
    voluptueux du vent
    qui tournoie dans la ronde

    rejoignez-moi marchons
    dans les limbes l’éveil
    les miroirs des merveilles
    les yeux sur l’horizon

    là où la vie est pure
    comme un air de désir
    échappé du sourire
    messager des murmures

    et même si je sens
    que la rue triste et noire
    n’offrira rien à voir
    que le monde n’attend

    là j’écrirai encore
    mes mots d’amour empreints
    des beautés du chemin
    mort j’écrirai encore

    Henry Wallis – The Stone Breaker (1857)
    Léon Spiliaert – ¨Plage au clair de lune (1907)


    Texte de Luc Fayard, illustré par The Stone Breaker , d’Henry Wallis. et par Plage au clair de Lune, de Léon Spilliaert.
    Voir une autre illustration de ce texte avec une image IA


  • Baudelaire (Charles) : L’Homme et la Mer

    Homme libre, toujours tu chériras la mer !
    La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
    Dans le déroulement infini de sa lame,
    Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

    (suite…)

  • Hugo (Victor) : Demain dès l'aube

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, 
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. 
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    (suite…)

  • Trois fois murmuré

    Je serais ce violoniste
    Qui joue à la fenêtre
    Derrière les volets bleus
    Ma musique monterait jusqu’aux nuages
    Et la tristesse glisserait
    Sur mon costume jusqu’à terre
    Où elle dessinerait une tache de deuil.

    (suite…)

  • Le Vénérable des chênes

    Le vénérable des chênes, la plainte du vent dans la chevelure des cyprès, la pluie qui incante sur le toit vieilli d’une grange : tout, je veux tout garder de cet automne que je vis à cloche-pied et en bottes en caoutchouc et qui me mène gaiement à mes cinquante ans, ce printemps de la sagesse au goût d’enfance et de madeleine de Proust.

    (suite…)

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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne et contemporain

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  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

  • Ajout d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 2)

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  • La Gazette d’Amavero n° 21 – Lundi 23 mars 2026

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  • Du rouge et du gris dans deux tableaux différents : l’art de la couleur

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025