Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • démesure

    Sol Sil – Rivages sublimes (2022)

    quand la mer et le soleil
    se rencontrent
    c’est un choc de démesure
    ici la côte est pointue
    comme l’accent
    les couleurs explosent de vie
    l’écume de murmures
    une gaité virevoltante
    balaie l’horizon courbe
    et quand le vent s’en mêle
    un tourbillon de folie
    s’empare sans effort
    du cœur des hommes


    Texte de Luc Fayard inspiré par l’œuvre : Rivages sublimes, de Sol Sil


  • diptyque

    Isabelle Mestchersky – Storm

    on ne sait si la feuille
    hésitante
    s’envole ou descend
    seule sa pirouette se dessine
    dans le matin levant
    l’oiseau picore sans vergogne
    la terre grise et noire
    plusieurs soleils
    s’élèvent en même temps
    pour chanter la joie
    du jour advenu
    briseur de grisaille
    et d’humidité nocturne
    dans sa danse quotidienne
    du sombre au clair


    Texte de Luc Fayard, inspiré de Storm, d’Isabelle Mestchersky

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art, Volume 2 : Art moderne et contemporain' par Luc Fayard, comprenant des illustrations d'œuvres d'art.
    Couverture du livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain » – Textes de Luc Fayard – Éditions Amavero – 2024

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 2 :
    Art moderne et contemporain
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2024
    COMMANDER LE LIVRE


  • palette

    Nathalie Bodet – La Forêt

    la forêt et ses couleurs
    palette infinie
    tout est mouvement
    bruissement
    arbres coupés
    troncs entassés
    d’autres couleurs
    se dévoilent encore
    prégnantes
    plus foncées
    marcher sous les arbres
    les feuilles sous les pieds
    une aventure feutrée
    mobilisant tous les sens
    avec au bout du chemin
    un cadeau inoubliable
    la découverte de soi


  • hellébores

    Carole Melmoux _ Hellébores

    violet et or
    ils pointent en l’air
    les hellébores
    mystérieux et fiers
    roses de Noël
    et de pourpre
    portant le soufre
    du noir destin
    il faudra les cueillir
    au petit matin
    et beaucoup les aimer
    pour que l’horizon
    s’éclaircisse
    et rosisse


  • le soir tombe sur Lanzarote (version poésique)

    le soir tombe sur Lanzarote
    la belle paresseuse
    endormie comme une huître

    les traits noirs des vagues
    dessinent une portée de notes
    de musique marine

    d’un ciel au bleu qui se fonce
    narcisses alanguis
    trois nuages se pâment dans l’eau

    transparent l’air empli de silence
    laisse les amants entendre
    leur cœur qui bat qui bat

    au rythme d’un même soupir

    Texte de Luc Fayard inspiré par une photo de Clara Fayard. Musique et violon: Chantal Hannes
    Voir aussi une version illustrée par IA


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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

  • Ajout d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 2)

    Ajout d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 2)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025