Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Tous les phénomènes sont semblables à un arc-en-ciel : exempts de toute réalité tangible. Une fois réalisée la vraie nature du réel, qui… Lire


  • rouleaux

    Magali Mouret – La Baie de Saint-Jean-de-Luz

    les rouleaux se déroulent
    l’écume fume
    les vagues divaguent
    les bleus marins
    embrassent le ciel
    accueillent le vent
    la côte regarde étonnée
    ce spectacle quotidien
    de force et de bruit
    la mer sauvage et fière
    que l’homme toujours
    voudra dompter
    pour son malheur

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Baie de Saint-Jean-de-Luz, de Magali Mouret


  • sans artifice

    Mathilde de Bellecombe – Éclosion

    parfois les couleurs
    parlent au cœur
    sans artifice
    ni détour
    porteuses de joie
    de renaissance
    elles exhalent
    des vibrations
    en ligne droite
    dans un désordre gai
    mais constructeur
    où l’on se tient la main
    face à son destin
    la vie nous appartient

    Texte de Luc Fayard inspiré par Éclosion, par Mathilde de Bellecombe


  • signes éparpillés

    Hélène Legrand – Étude de printemps

    de petits signes
    éparpillés
    bourgeons prégnants
    lumière insistante
    infimes frémissements
    des frondaisons
    le chant des oiseaux
    qui devient plus aigu
    même le tronc des arbres
    change de couleur
    de texture de chaleur
    partout la pousse pimpante
    le printemps est là

    Texte de Luc Fayard inspiré par Étude de printemps, par Hélène Legrand


  • siffler

    Anne-Sophie de Galard – Alpage

    bien choisir le brin
    une herbe forte longue
    pas trop large
    la tendre haut et bas
    entre les deux pouces serrés
    et souffler les lèvres pincées
    pour produire
    ce sifflement désagréable
    tant attendu
    qui emplit le cœur de joie
    alors on est un oiseau
    qui vole sur les collines
    et domine le pays
    la nature est à nous

    Texte de Luc Fayard inspiré par Alpage, par Anne-Sophie de Galard


  • équilibre

    Carine Cheval – Le Chantier naval

    en équilibre
    vie suspendue
    à un fil une planche
    ombres en filigrane
    accolées à un mur d’acier
    tellement haut
    qu’il pourrait
    gagner le ciel
    les grandes œuvres
    reposent toujours
    sur d’infimes détails

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Chantier naval, de Carine Cheval


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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025