Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
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Citation Amavero du jour
En matière de modestie, je ne crains personne.Olivier Weil-Hébert, paraphrasant Alfred Capus : « Il n’a qu’une qualité : il est modeste. Et… Lire
épaules ramassées coudes posés peu importe le jeu pas d’argent sur la nappe qu’on soit méthodique ou intuitif la vie se résume à cela des figures sur des cartes le silence et la confrontation
Texte de Luc Fayard, inspiré par Les Joueurs de cartes, de Paul Cézanne Voir aussi nos deux galeries d’art d’œuvres seules : Art contemporain, Art moderne
Jean-Claude Vernier – Le Grand Débat (2020)Éric Stein – Le Silence éveille les hommes (2020)Nathalie Dumontier – Un Long et épais silence (2015)Âme Sauvage – Souvenir (2020)Street ArtRomaric -SilenceLucas Aguirre – Viejos Problemas Nuevas Soluciones (2021) – image numérique
Artistes cités de haut en bas,de gauche à droite : Jean-Claude Vernier, Éric Stein, Nathalie Dumontier, Âme Sauvage, Street art, Romaric, Lucas Aguirre, Eva Lhoest, Morgane Ely, Agnes Cecile, Ann Imhof, Daniel Richter, Taher Asad-Bahktiari, Lucio Fontana
Véronique Lévy-Scheimann – Au-delà du paysage (2020)
autour de toi les champs se déhanchent les nuages frémissent les bancs d’oiseaux filent au-delà du paysage tout devient flou tu vois ton cœur agité de tant de désirs les souvenirs tristes ranimés à la surface mais au-delà de tout l’envie de partir comme un oiseau libre
Texte de Luc Fayard inspiré par le tableau de Véronique Lévy Scheimann Au-delà du paysage
Re-publication d’une ancienne trouvaille géniale d’Infotekart (il y a 19 ans) : Worth1000, un site qui publiait des détournements humoristiques mais artistiques de chefs-d’œuvres. Malheureusement le site a disparu mais j’ai pu retrouver quelques copies que j’avais faites à l’époque. Enjoy !
quel est ce chemin sinuant de l’esprit à la phrase cette invisible alchimie transmuant une impression confuse en envie de dire puis en suite grammairienne de mots aléatoires objets complexes par définition puisque signifiants et signifiés
qui parle pour moi le cœur l’âme les sentiments la mémoire l’enfance voire même les préjugés les racismes ordinaires les blocages l’inconscient le rapport à la mère ou tout simplement l’amour la haine en tout cas ce n’est pas la raison ouf car elle nous mènerait droit au plouf
pourquoi tel mot me vient en tête plutôt que tel autre est-ce parce qu’il sonne mieux qu’il me parait plus vrai c’est-à-dire conforme à ma vision ce que j’écris dépend-il de mon humeur du moment ou bien d’une inclination profonde qui serait la marque de mon être
en quoi mon vocabulaire de crabe aveugle peut-il m’aider à peindre l’essence des choses comment ma révélation maladroite d’un univers intime pourrait-elle prétendre à l’universel et surtout quel est cet enchantement qui donnerait à ma construction hasardeuse et personnelle la volonté imparable d’un parangon de beauté
quand je commence une phrase sais-je vraiment comment la finir et quand je débute un texte en connais-je déjà la chute se pourrait-il donc que cette maturation ontologique ne fût que simple hasard rencontre à conclusion indéterminée entre l’homme et son contexte chimie des neurones et de l’estomac
une seule chose est sûre le reste n’est que balivernes quand j’ai commencé ce texte je n’avais pas décidé qu’il se terminerait par le mot estomac
Joaquim Torres-Garcia – Constructive Composition (1943)August Macke – Colored Composition (Homage to Johann Sebastian Bach) (1912)Leonid Pasternak – The Passion of creation (1924)
Texte de Luc Fayard, illustré par trois tableaux : Constructive composition , de Joaquim Torres Garcia, Colored Composition, d’August Macke et The Passion of creation, de Leonid Pasternak
Republication de ce texte publié en juin 2024, car il s’illustre avec deux tableaux de plus.
Dernières publications d’art et de poésie
Shoko Uemura : Les deux renards (1980)
Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)
Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)
Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)
Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)
Monde bleu pâle comme jusquiame, Monde bleu pâle dans le soir entré. Avec toi rien que celui et celle, Et rien que ceux qui sont fidèles. Crois ou ne crois pas en eux – Ils vivent comme ils boivent, Vivent et attendent tout seuls, Eux-mêmes forgent eux-mêmes. Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – Et puis – qui vas-tu devenir ? – C’est bien égal : philosophe Ou le berger d’un troupeau. C’est égal. Sans importance. Tu vis – eh bien vis ! ça suffit. Car il y a les étoiles en haut, Il y a le ciel entré dans le soir Il y a le seuil, bas comme le péché, Et toi, fidèle à toi seulement.
Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)
Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)
Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)
L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine… …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.
Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »
Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même
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