Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
La vie est une suite de difficultés. Un problème, c’est la même difficulté qui revient sans cesse.
…, Ecole de Malo Alto


  • L’ange volé (The Stolen Angel)

    Bernard Gast – L’Ange Volé – Peinture Cinéma (2014)

    La noirceur contemporaine n’est qu’une ombre
    On ne m’interdira pas l’ineffable joie
    Je m’assieds… Je me tais… J’apaise mes décombres…
    Jusqu’à la Vie généreuse qui partage nos voix

    Today’s darkness is but a shadow 
    Ineffable joice won’t be banned to me
    I sit down… I stay silent… I soothe my ruins…
    Until the lavish Life that shares our voices


    Bernard Gast © L’ange volé (2004) – ‘Peinture avec le Cinéma’ (1,3 x 1,8 m) © Adagp (collection privée)

    Texte de Bernard Gast www.bernardgast.com inspiré par une œuvre de l’auteur : L’ange volé
    Bernard Gast est un artiste plasticien qui crée des œuvres à partir de pellicules 35 mm de cinéma et écrit ses propres textes sur ses œuvres


  • Saint-John Perse : Chanté pour celle qui fut là

    Amour, ô mon amour, immense fut la nuit, immense notre veille où fut tant d’être consumé. Femme vous suis-je, et de grand sens, dans les ténèbres du coeur d’homme. La nuit d’été s’éclaire à nos persiennes closes; le raisin noir bleuit dans les campagnes; le câprier des bords de route montre le rose de sa chair; et la senteur du jour s’éveille dans vos arbres à résine.

    (suite…)

  • Saint-John Perse : Et vous, Mers…

    Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la Ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?

    Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d’un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes,

    (suite…)

  • soir flamboyant

    Abstraktes Kunstwerk mit orangenen, quadratischen Formen auf blauem Hintergrund, umgeben von roten und goldenen Farbtönen.
    Guillaume Villaros – Soir flamboyant (2010-2014)

    vase de fleurs carrées
    ou glaçons orangés
    fond de taffetas rouges
    bordant la mer qui bouge

    immeuble ultra-moderne
    et gratte-ciel bleui
    train à vapeur en berne
    par la fumée noirci

    non je ne veux pas voir
    les rivières de sang
    mais le soir flamboyant
    fort de rêve et d’espoir

    Texte: Luc Fayard, inspiré de Soir Flamboyant, de Guillaume Villaros – 2010/2014 – acrylique au couteau sur papier.


  • haltes

    Anne-Sophie Larcena – Le Passager

    la vie est un passage
    d’un état à un autre
    rames de métro
    couloirs tunnels
    sentier des douaniers
    entre mer et rochers
    chemin de halage
    chahut des sentiments
    ne pas se retourner
    prévient Supervielle
    marcher avancer
    le cœur rebondit
    d’une étape à l’autre
    à chaque halte
    l’âme se nourrit
    d’une infusion
    de vie nouvelle



    Texte de Luc Fayard, inspiré de : Le Passager, d’Anne-Sophie Larcena


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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025