Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 855 auteurs
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Citation Amavero du jour
Les vaches ne boivent pas de lait.…, cité par Bernard Werber dans Le rire du Cyclope, pour expliquer pourquoi il ne lisait pas les autres… Lire


  • Gilbran (Khalil): La Perle

    Une huître dit à sa voisine : « J’ai une très grande douleur en moi. C’est lourd et rond et je suis en détresse. »
    Et l’autre huître répondit avec une satisfaction hautaine : « Loués soient les cieux et la mer, je n’ai aucune douleur en moi. Je vais bien et suis en bonne santé à la fois dedans et dehors. »
    À ce moment un crabe passa par là et entendit les deux huîtres, et il dit à celle qui allait bien tout à la fois dedans et dehors : « Oui, tu vas bien et tu es en bonne santé à la fois dedans et dehors; mais la douleur que porte ta voisine est une perle d’une excessive beauté. »

    Khalil Gilbran, L’Errant

  • chêne de bronze

    Giuseppe Penone – L’Arbre des Voyelles – Jardin des Tuileries de Paris (1999) – Sculpture – Photo Raymonde Consensous

    ci-git un chêne
    de bronze

    la neige tombe
    sur les Tuileries
    voyelles gelées
    et les passants muets
    qui passent dans le jardin français
    c’est janvier

    bientôt
    aux branches immobiles
    une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
    sibyllines voyelles
    voici l’if et le frêne
    le peuplier et l’aulne
    et l’autre chêne vert

    chêne aux veines d’airain
    tu demeures
    renversé
    dans l’été qui accable

    puis les chaises vides et le vent qui sibile
    les passants et les feuilles
    les voyelles tombées
    les châtaignes éclatées
    et ton tronc
    de novembre
    arrêté
    mordoré
    dans le jardin français

    Texte de Sylvie Dallloz, inspiré de L’Arbre des voyelles, de Giuseppe Penone (dans le Jardin des Tuileries). Photo : Raymonde Contensous


  • grâce

    Joséphine Chardiny Truchon – Équilibre – sculpture

    grâce équilibre
    et presqu’un sourire
    quelles sont tes pensées
    jeune femme sereine
    assise elle rêve
    d’amour et d’amitié
    et se rappelle
    la peau douce de sa mère
    l’effluve d’un parfum
    la caresse sur l’épaule
    d’un ami qui s’en va
    et qui reviendra
    laissons-la rêver
    sans la déranger


    Texte de Luc Fayard inspiré par Équilibre, de Joséphine Chardiny Truchon


  • chêne de bronze

    ci-git un chêne
    de bronze

    la neige tombe
    sur les Tuileries
    voyelles gelées
    et les passants muets
    qui passent dans le jardin français
    c’est janvier

    bientôt
    aux branches immobiles
    une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
    sibyllines voyelles
    voici l’if et le frêne
    le peuplier et l’aulne
    et l’autre chêne vert

    chêne aux veines d’airain
    tu demeures
    renversé
    dans l’été qui accable

    puis les chaises vides et le vent qui sibile
    les passants et les feuilles
    les voyelles tombées
    les châtaignes éclatées
    et ton tronc
    de novembre
    arrêté
    mordoré
    dans le jardin français

    Texte de Sylvie Dallloz inspiré de : L’Arbre des voyelles,  de Giuseppe Penone
    (dans le Jardin des Tuileries). Voir version illustrée.


  • La nuit et la lumière

    La nuit aime la lumière, elle y voit ses bijoux,
    Avant que le jour ne les lui vole, les étoiles sont ses perles.
    Le ciel n’est pas sur nos têtes, il est tout autour,
    La terre flotte dans un grand vide,
    La terre flotte dans un grand tour.
    Je suis un passager, à bord, je suis sa fourmi.
    Avant que le jour ne vienne,
    Je demeure anonyme, sans ombre et sans bruit.
    Je savoure sa rivière
    De lumière, attaché à son vide.

    Texte Alexis Amiotte inspiré par l’affiche Emocions de Caroline Pageaud, à voir dans Galerie Amavero

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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025