Blog « Fleureter »
Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même
L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
…Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.
Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même
L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
…Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.
Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »
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C’est un jeu littéraire et pourquoi pas un exercice de poésie : une écriture semi-automatique à partir des 150 mots les plus utilisés dans les 450 poèmes publiés à ce jour par Amavero, utilisés dans l’ordre décroissant de leur fréquence. Ils sont mis en gras dans le texte. Cliquez sur un mot pour afficher les poèmes qui l’utilisent.
le temps est à l’œuvre dans les cœurs
les jours du monde éclairent les mots du ciel
la lumière de tes yeux crée du vent dans la nuit
l’amour est un rêve un mystère
où les mains de la terre
attrapent des couleurs de mélancolie
le sourire dessine un soleil dans les nuages
et des ombres dans le paysage de la beauté
les chemins des oiseaux comme ceux des enfants
révèlent entre les arbres longs
le silence du souffle
rempli de sens et de musique
le souvenir du corps
un soir où se forme la pluie
oublie le sable
où l’on respirait le bruit du bonheur
sans pensée et sans peur
la lune est triste
où est la joie de la nature
où sont ses secrets
ses pleurs recouvrent les portes
de la peau qui frémit d’envie
la joue rougit à l’horizon
la pierre de brume ouvre un désir d’espace
dans le rythme du chant
le vide résonnera sur les murs
et l’herbe cherchera son destin
dans l’univers infini
il faut hisser la voile
lancer les notes du savoir
croiser les doigts
donner de la voix pour exister
comme des fleurs d’éternité
il faut rire
la voie de la vérité est en marche
les gestes du marin sur la plage
peuplent un désert de cris
où l’esprit cherche sa place
l’invisible maison au calme
enferme dans l’attente sa peine
et ses objets pleins de poésies
le visage du présent est une tombe
dans la grâce de l‘instant de poussière
il faut regarder l’océan illustre
la montagne lourde de sentiments
et sa vie de nostalgie rose sang
il faut partir
avec la force du bateau
imaginer ses pieds sur la route
des soupirs et des vagues
que rien n’arrête
pas même le futur
Il faut parler
des sons et des faces de l’automne
qui viendra sans histoire
dans tes cheveux comme une larme
et tu cherches
une heure au hasard de l’horloge
une âme fière dans le manteau de ta mère
une ronde sombre dans l’écume
la chaleur d’une folie sans odeur
la douceur du bleu dans les grains de l’harmonie
et l’espoir dans les feuilles et les frondaisons
où se cachent les étoiles perdues
Texte de Luc Fayard écrit avec les 150 mots les plus utilisés dans les poèmes d’Amavero, par ordre décroissant de fréquence.
NDLR: ainsi « temps » a été utilisé 142 fois dans 94 poèmes et « fenêtres » 10 fois dans 9 poèmes
Amavero est un site d’art, de poésie et de culture plein de surprises.
Parmi les milliers de textes publiés, certains sont des petits bijoux de concision poétique : le plein d’images et d’émotions avec peu de mots.
Une façon agréable et légère d’aborder la poésie.
Prenez une respiration !
PS: on dit que le pème le plus court de la langue française est de Guillaume Apollinaire, dans Alcools.
Chantre
Et l’unique cordeau des trompettes marines.
Une interprétation possible: lire phonétiquement le titre et de début du vers, ce qui donnerait approximativement « Chanterelle, unique cordeau des trompettes marines »... Et effectivement « chanterelle » est bien le nom de la seule ficelle qu’on a le droit d’appeler corde sur un bateau, celle de la cloche de brume (les autres cordes s’appellent des bouts en prononçant le t comme si on disait boute)
las des brumes
roses blanches
j’existe encore
souviens toi de l’île
montagne
sirène
thé oriental
il pleure
passant
silence
trois haïkus d’animal
l’œil et la corne
Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.
Gustave Flaubert. Lettre à Georges Sand, 12 juin 1867, Correspondance, La Pléiade, tome 5, pp. 653-654. Cité sur fb par Bernard D.





Wang (Wei) : A Monsieur le magistrat Chang
Sur le tard, je n’aime que la quiétude.
Loin de mon esprit la vanité des choses.
Dénué de ressources, il me reste la joie
De retourner à ma forêt ancienne.
La brise des pins me dénoue la ceinture ;
La lune caresse les sons de ma cithare.
Qu’elle est, demandez-vous, l’ultime vérité ?
Chant des pêcheurs, dans les roseaux, qui s’éloigne…
Wang Wei 王维 – 701-761 – L’écriture poétique chinoise : une anthologie des poèmes des Tang, François Cheng, éditions du Seuil, 1977 – Source
