Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
L’Angleterre est un cimetière pour morts vivants battu par la pluie et éclairé par une ampoule de quarante watts. …, Une amitié absolue


  • chêne de bronze

    ci-git un chêne
    de bronze

    la neige tombe
    sur les Tuileries
    voyelles gelées
    et les passants muets
    qui passent dans le jardin français
    c’est janvier

    bientôt
    aux branches immobiles
    une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
    sibyllines voyelles
    voici l’if et le frêne
    le peuplier et l’aulne
    et l’autre chêne vert

    chêne aux veines d’airain
    tu demeures
    renversé
    dans l’été qui accable

    puis les chaises vides et le vent qui sibile
    les passants et les feuilles
    les voyelles tombées
    les châtaignes éclatées
    et ton tronc
    de novembre
    arrêté
    mordoré
    dans le jardin français

    Texte de Sylvie Dallloz inspiré de : L’Arbre des voyelles,  de Giuseppe Penone
    (dans le Jardin des Tuileries). Voir version illustrée.


  • La nuit et la lumière

    La nuit aime la lumière, elle y voit ses bijoux,
    Avant que le jour ne les lui vole, les étoiles sont ses perles.
    Le ciel n’est pas sur nos têtes, il est tout autour,
    La terre flotte dans un grand vide,
    La terre flotte dans un grand tour.
    Je suis un passager, à bord, je suis sa fourmi.
    Avant que le jour ne vienne,
    Je demeure anonyme, sans ombre et sans bruit.
    Je savoure sa rivière
    De lumière, attaché à son vide.

    Texte Alexis Amiotte inspiré par l’affiche Emocions de Caroline Pageaud, à voir dans Galerie Amavero

  • La nuit et la lumière

    Caroline Pageaud -Emocions – affiche

    La nuit aime la lumière, elle y voit ses bijoux,
    Avant que le jour ne les lui vole, les étoiles sont ses perles.
    Le ciel n’est pas sur nos têtes, il est tout autour,
    La terre flotte dans un grand vide,
    La terre flotte dans un grand tour.
    Je suis un passager, à bord, je suis sa fourmi.
    Avant que le jour ne vienne,
    Je demeure anonyme, sans ombre et sans bruit.
    Je savoure sa rivière
    De lumière, attaché à son vide.


    Texte d’Alexis Amiotte, inspiré de l’affiche Emocions, de Caroline Pageaud, réalisée pour le documentaire éponyme de Silvia Jordan Cuadradas.


  • nuages de lune

    Sophie Rocco – Silence d’or

    il marche la tête vide et pleine
    ses pensées vont et viennent
    comme des nuages de lune
    des images se suivent
    en procession furtive
    la vie dispersée en brume
    les mots encore absents
    les couleurs autour de lui
    la fausse nuit d’un nouvel automne
    l’air dispenseur de murmures
    il sourirait presque
    de tous ces possibles
    futur moins conditionnel
    lumières de bonheur
    malgré l’absence du ciel
    mais dehors et dans son cœur
    il marche dans le brouillard
    dans les poches de son manteau
    profondes comme des cavernes
    les deux poings serrés sont si fermes
    qu’ils pourraient tenir des marteaux

    Texte: de Luc Fayard, inspiré de Silence d’Or, de Sophie Roccco – 2023 – pigment et liant sur toile


  • mort j’écrirai encore

    je vois j’écris je sens
    que se forgent les mots
    les plus forts les plus hauts
    dans mon âme mon sang

    je crée un autre monde
    où vivent les amants
    voluptueux du vent
    qui tournoie dans la ronde

    rejoignez-moi marchons
    dans les limbes l’éveil
    les miroirs des merveilles
    les yeux sur l’horizon

    là où la vie est pure
    comme un air de désir
    échappé du sourire
    messager des murmures

    et même si je sens
    que la rue triste et noire
    n’offrira rien à voir
    que le monde n’attend

    là j’écrirai encore
    mes mots d’amour empreints
    des beautés du chemin
    mort j’écrirai encore

    Henry Wallis – The Stone Breaker (1857)
    Léon Spiliaert – ¨Plage au clair de lune (1907)


    Texte de Luc Fayard, illustré par The Stone Breaker , d’Henry Wallis. et par Plage au clair de Lune, de Léon Spilliaert.
    Voir une autre illustration de ce texte avec une image IA


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  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025