Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 433 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Jouissif détournement visuel de chefs-d’œuvres

    Oreste se casse parce qu’il en a marre de se faire engueuler par des harpies (2025)

    Re-publication d’une ancienne trouvaille géniale d’Infotekart (il y a 19 ans) : Worth1000, un site qui publiait des détournements humoristiques mais artistiques de chefs-d’œuvres. Malheureusement le site a disparu mais j’ai pu retrouver quelques copies que j’avais faites à l’époque. Enjoy !

    (suite…)

  • qui parle

    quel est ce chemin 
    sinuant de l’esprit à la phrase
    cette invisible alchimie 
    transmuant une impression confuse 
    en envie de dire 
    puis en suite grammairienne 
    de mots aléatoires
    objets complexes par définition
    puisque signifiants et signifiés

    qui parle pour moi
    le cœur l’âme les sentiments 
    la mémoire l’enfance
    voire même les préjugés les racismes ordinaires 
    les blocages l’inconscient le rapport à la mère 
    ou tout simplement l’amour la haine
    en tout cas ce n’est pas la raison ouf
    car elle nous mènerait droit au plouf

    pourquoi tel mot me vient en tête 
    plutôt que tel autre
    est-ce parce qu’il sonne mieux
    qu’il me parait plus vrai 
    c’est-à-dire conforme à ma vision
    ce que j’écris dépend-il 
    de mon humeur du moment 
    ou bien d’une inclination profonde
    qui serait la marque de mon être

    en quoi mon vocabulaire de crabe aveugle 
    peut-il m’aider à peindre 
    l’essence des choses 
    comment ma révélation maladroite 
    d’un univers intime 
    pourrait-elle prétendre à l’universel
    et surtout quel est cet enchantement 
    qui donnerait à ma construction 
    hasardeuse et personnelle
    la volonté imparable 
    d’un parangon de beauté

    quand je commence une phrase 
    sais-je vraiment comment la finir
    et quand je débute un texte 
    en connais-je déjà la chute 
    se pourrait-il donc 
    que cette maturation ontologique
    ne fût que simple hasard 
    rencontre à conclusion indéterminée
    entre l’homme et son contexte
    chimie des neurones 
    et de l’estomac

    une seule chose est sûre
    le reste n’est que balivernes
    quand j’ai commencé ce texte
    je n’avais pas décidé 
    qu’il se terminerait
    par le mot estomac

    Texte de Luc Fayard, illustré par trois tableaux : Constructive composition , de Joaquim Torres Garcia, Colored Composition, d’August Macke et The Passion of creation, de Leonid Pasternak

    Republication de ce texte publié en juin 2024, car il s’illustre avec deux tableaux de plus.


  • Bienvenue à « Poésie de l’Art » sur Amavero !

    Mosaïque du site Poésie de l’Art

    Nous sommes heureux d’accueillir le site Poésie de l’Art qui publie comme nous des duos de poèmes et d’œuvres d’art et son contenu vient donc enrichir la Galerie Amavero. Vous y retrouverez toutes ses publications.
    L’origine de ce site vient des poèmes courts que Luc Fayard a écrit sur des œuvres d’artistes contemporains et c’est donc de nombreux artistes d’aujourd’hui qui viennent enrichir nos pages. Nous leur souhaitons la bienvenue et nous espérons que vous prendrez plaisir à les découvrir. Une partie de ces duos a été publié dans « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain« , Éditions Amavero, 2023
    Vous pouvez consulter la liste des artistes publiés dans cette Galerie de duos et revenir la voir souvent car elle est régulièrement mise à jour.
    Bonne visite !


  • Tableaux utiles pour illustrer votre discours, associés à 500 mots-clés

    Un article écrit et augmenté de 2013 à 2018: déjà petit, je m’intéressais à l’art… mais d’une manière un peu utilitariste !… Voici le premier article sélectionné sur les archives du blog infotekart.com où, journaliste informatique, j’ai analysé pendant 20 ans (2004-2024) les évolutions de l’entreprise et de la société dans leurs usages des technologies.
    Mais là pas de techno, que de l’art comme une aide au management et à la motivation.
    40 oeuvres d’art, à ce jour, connues ou non

    Choisies par moi pour leur pouvoir d’évocation multifacette et original.

    Un collage d'œuvres d'art variées, incluant des peintures, des sculptures et des affiches, illustrant différents styles et thèmes artistiques.
    Mosaïque des 40 tableaux utiles pour illlustrer votre discours
    (suite…)

  • Lionel-LeMoine FitzGerald : Pool, Snowflake (1928)

    Lionel LeMoine FitzGerald : Pool, Snowflake (1928)

Dernières publications d’art et de poésie

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

    Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

  • Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

    Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025