sous les ponts
coule toujours la Seine
et les amours racontent
les mêmes histoires
les quais symbolisent
les soupirs des rencontres
l’éternité de l’âme
et les émotions du poète
devant l’eau qui court
emblème oxymore
de la présence éphémère
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
sous les ponts
coule toujours la Seine
et les amours racontent
les mêmes histoires
les quais symbolisent
les soupirs des rencontres
l’éternité de l’âme
et les émotions du poète
devant l’eau qui court
emblème oxymore
de la présence éphémère
la maison fait penser
aux madeleines de Proust
exhalant un passé
teinté de mystère
et de failles de scénario
ici et là dans l’histoire
le feu des souvenirs
se mélange au miroir
du présent recomposé
qui sommes-nous
dans l’aller-retour constant
de la mémoire trouée
Texte de Luc Fayard inspiré par La Maison aux hortensias, par Christine Robion
Texte de Luc Fayard inspiré par La Baie de Saint-Jean-de-Luz, de Magali Mouret
parfois les couleurs
parlent au cœur
sans artifice
ni détour
porteuses de joie
de renaissance
elles exhalent
des vibrations
en ligne droite
dans un désordre gai
mais constructeur
où l’on se tient la main
face à son destin
la vie nous appartient
Texte de Luc Fayard inspiré par Éclosion, par Mathilde de Bellecombe
de petits signes
éparpillés
bourgeons prégnants
lumière insistante
infimes frémissements
des frondaisons
le chant des oiseaux
qui devient plus aigu
même le tronc des arbres
change de couleur
de texture de chaleur
partout la pousse pimpante
le printemps est là
Texte de Luc Fayard inspiré par Étude de printemps, par Hélène Legrand


Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer
We have not long to love.
Light does not stay.
The tender things are those we fold away.
Coarse fabrics are the ones for common wear.
In silence I have watched you comb your hair.
Intimate the silence, dim and warm.
I could but did not, reach to touch your arm.
I could, but do not, break that which is still.
(Almost the faintest whisper would be shrill.)
So moments pass as though they wished to stay.
We have not long to love.
A night. A day….
Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
La lumière ne restera pas.
Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
Un silence intime, tamisé et chaleureux.
J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
(Le moindre murmure serait strident.)
Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
Une nuit. Un jour…
Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).




