Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 758 auteurs
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Citation Amavero du jour
On entend le bruit des arbres qui tombent, jamais celui des arbre s qui poussent.
Proverbe des Indiens Kogies, cité par Jean Delevoye,… Lire


  • rouleaux

    Magali Mouret – La Baie de Saint-Jean-de-Luz

    les rouleaux se déroulent
    l’écume fume
    les vagues divaguent
    les bleus marins
    embrassent le ciel
    accueillent le vent
    la côte regarde étonnée
    ce spectacle quotidien
    de force et de bruit
    la mer sauvage et fière
    que l’homme toujours
    voudra dompter
    pour son malheur

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Baie de Saint-Jean-de-Luz, de Magali Mouret


  • sans artifice

    Mathilde de Bellecombe – Éclosion

    parfois les couleurs
    parlent au cœur
    sans artifice
    ni détour
    porteuses de joie
    de renaissance
    elles exhalent
    des vibrations
    en ligne droite
    dans un désordre gai
    mais constructeur
    où l’on se tient la main
    face à son destin
    la vie nous appartient

    Texte de Luc Fayard inspiré par Éclosion, par Mathilde de Bellecombe


  • signes éparpillés

    Hélène Legrand – Étude de printemps

    de petits signes
    éparpillés
    bourgeons prégnants
    lumière insistante
    infimes frémissements
    des frondaisons
    le chant des oiseaux
    qui devient plus aigu
    même le tronc des arbres
    change de couleur
    de texture de chaleur
    partout la pousse pimpante
    le printemps est là

    Texte de Luc Fayard inspiré par Étude de printemps, par Hélène Legrand


  • siffler

    Anne-Sophie de Galard – Alpage

    bien choisir le brin
    une herbe forte longue
    pas trop large
    la tendre haut et bas
    entre les deux pouces serrés
    et souffler les lèvres pincées
    pour produire
    ce sifflement désagréable
    tant attendu
    qui emplit le cœur de joie
    alors on est un oiseau
    qui vole sur les collines
    et domine le pays
    la nature est à nous

    Texte de Luc Fayard inspiré par Alpage, par Anne-Sophie de Galard


  • équilibre

    Carine Cheval – Le Chantier naval

    en équilibre
    vie suspendue
    à un fil une planche
    ombres en filigrane
    accolées à un mur d’acier
    tellement haut
    qu’il pourrait
    gagner le ciel
    les grandes œuvres
    reposent toujours
    sur d’infimes détails

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Chantier naval, de Carine Cheval


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  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

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  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025