Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
1 474 artistes • 860 auteurs publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Abandonner une société libre par peur du terrorisme est le seul moyen de se laisser vaincre par celui-ci.…, dans un tweet en français, cité… Lire
Mot-saïque : une innovation Amavero au coeur de l’art et de la poésie ! Entrez un mot — rêve, regard, lumière, enfance… — et Amavero compose pour vous une mosaïque de neuf images issues de sa galerie. Queneau vous proposait mille milliard de poèmes avec 140 vers, Amavero vous propose deux milliards de milliards de mosaïques avec 1 400 images!…
Toba Khedoori – Untitled (1993) – huile et cire sur papier, en trois partiesVija Celmins – Ocean Surface (1995) – bouts de boisAgnes Martin – White-Stone (1964) – huile et graphite sur toile de lin
barré par l’envol des oiseaux blancs le trait de lumière décoiffe l’horizon la mer désertée ne vibre plus du vent qui tourmentait le destin des passants
il est temps de partir ailleurs où la peine serait douce à vivre
je marcherai sur les sentiers embrumés respirant le souffle des frondaisons l’âme pleine de tableaux de rêves et de souvenirs aux reliefs embellis
mais la pluie refroidira mon ardeur et mon cœur seul bruit de la nuit
l’aube verra enfin palpiter la rosée et parvenu au seuil discret de la maison j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond et la refermerai sur mon ombre passée
Grant-Kenneth MacDonald – Creative Canada (1971)Hamish Fulton – Ten Pieces Of Wood For A Ten Day Wandering Walk Ten Nights Camping Dolomites Italy (1983)-10 pieces of painted wood with text
Doris Salcedo – Atrabilious (1992-1993) – cloisons sèches, chaussures, vessie de vache et fil chirurgical
Texte de Luc Fayard illustré par 6 artistes contemporains : (de haut en bas) Toba Khedoori, Vija Celmins, Agnes Martin, Grant-Kenneth MacDonald,Hamish Fulton, Doris Salcedo
Philippe Austruy a repris La Commanderie Peyrassol (à Flassans-sur-Issole, dans le Var) il y a quelques années pour en faire fructifier le domaine viticole, qui produit des vins intéressants, et y installer une collection permanente d’art contemporain très intéressante elle aussi, même si parfois certains des artistes préfèrent le visuel et l’assemblage à l’émotion. Mais le site est incroyable, vaste et il y règne une ambiance paisible propice à la méditation artistique. Voici une petite galerie pour vous (photos Luc Fayard) PS: petit jeu: deux œuvres sont non sourcées, aidez-moi !
tu te souviens d’elle en détail il y a si longtemps sa voix ses yeux son odeur sa façon de pencher la tête quand elle te regardait
mais elle n’est qu’un rêve un voile un fantôme et pourtant plus elle est transparente plus elle est réelle tu pourrais la toucher la sentir
elle reste dans le cercle en ellipse autour de toi parfois si proche que l’ombre de ses cheveux pourrait te caresser le visage parfois si loin qu’elle semblerait te dire adieu
tu ne vois qu’elle rien d’autre aucun souvenir précis de ces moments où vous fûtes si près l’un de l’autre la peau et le cœur respirant au même rythme les mêmes effluves de la vie
pas de signes pas de mots ni de musique mais ce n’est pas le silence ni le vide rien qu’un sourire étrange d’Ophélie une ombre d’être en diagonale sur un mur
il n’y a vraiment qu’elle pour tourbillonner ainsi t’emportant dans sa ronde tu tends la main comme un fou un noyé sans rien sentir rien ne vient pas de caresse
elle est partie comme elle venue un souffle une apparition jamais ton cœur n’aura autant battu comme un tambour silencieux
David Salle – Ghost Paintings 3 (2013)Miya Ando – Moon Ensō (Engessō 円月相) (2024) – textile et supportConstantin Migliorini – Présence Absence (2009)Katharina Grosse – The Horse Trotted Another Couple of Metres Then It Stopped (2018)Sharon Kingston – Presence of Absence (2010)
Hommage à Rainer-Marie Rilke et à son “clair de lune sur un rebord de fenêtre” dédié à Lou-Andreas Salomé
Texte de Luc Fayard, illustré par 9 artistes contemporains (de haut en bas) : Chiharu Shiota, Nick Gentry, Giancarlo Manneschi, J. Tonkin, David Salle, Miya Ando, Constantin Migliorini , Katharina Grosse, Sharon Kingston
Jadé Fadojutimi – I Present Your Royal Highness (2018)Shara Hughes – In the Clear (2016)
après la pluie imaginant des pleurs le souvenir émerge à la surface de la conscience
larme d’âme fuyant les rêves il sursaute et se met en rond cherchant l’issue d’un labyrinthe étoilé
comme un phare de mirador la lumière implacable éblouit ta mémoire la forçant à renaître diffractée
dans ses prismes éclatés la voici qui raconte une nouvelle histoire à tiroirs où tu te perds
alors désemparé ne sachant plus qui tu es tu frémis et si la pluie revenait tu pleurerais
Tomma Abts – Feke (2013)Marina Rheingantz – Born to Love (2025)
Texte de Luc Fayard, illustré par quatre artistes contemporains.: Jadé Fadojutimi, Dhara Hughes, Tomma Abts, Marina Rheingantz
NdlR : tableaux que l’IA est allée chercher pour me les proposer (après qu’elle ai lu le poème) et validés par moi. Je lui ai demandé de trouver des œuvres qui illustrent bien mon poème, en justifiant son choix. Les explications étaient assez convaincantes. Seule autre consigne : trouver des artistes pas encore publiés dans Amavero. Et pour une fois, j’ai pensé qu’elle avait bien choisi. C’est loin d’être toujours le cas quand je formule une demande aussi générale. La plupart du temps, quand je cherche des illustrations pour un texte, je choisis un process plus sûr basé sur un matching des mots-clés du texte (proposés par l’IA après lecture et validés par moi) et ceux de la formidable bases de mots descriptifs de contenu et de contexte que j’ai fait mettre par l’IA , après de très longues discussions sémantiques et lexicales, sur chacune des 9 000 œuvres de cette galerie exceptionnelle d’art contemporain qu’est Nicole’s Museum.
We have not long to love. Light does not stay. The tender things are those we fold away. Coarse fabrics are the ones for common wear. In silence I have watched you comb your hair. Intimate the silence, dim and warm. I could but did not, reach to touch your arm. I could, but do not, break that which is still. (Almost the faintest whisper would be shrill.) So moments pass as though they wished to stay. We have not long to love. A night. A day….
Nous n’avons pas longtemps pour aimer. La lumière ne restera pas. Les choses tendres sont celles que nous rangeons. Les tissus grossiers sont ceux du quotidien. En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux. Un silence intime, tamisé et chaleureux. J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras. J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile. (Le moindre murmure serait strident.) Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester Nous n’avons pas longtemps pour aimer. Une nuit. Un jour…
Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).
Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer
Galerie du baroque
Galerie de la Genèse
John McKinstry – Coastal Cottages (2024)
Mimmo Paladino – Sans titre (2011)
Léon Spilliaert – La couture (1917)
Roger Bissière : Composition verte (1961)
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