Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • guinguette

    Vincent Van Gogh – La Guinguette à Montmartre Le Billard en bois, devenu La Bonne Franquette (1886)

    nervosité du trait
    dans le détail qui dit tout
    le serveur est roux
    la dame porte un châle
    son compagnon l’écoute
    un oiseau passe
    il y a du vent dans l’arbre
    et puis le regard s’élargit
    embrasse toute la scène
    s’imprègne de l’ambiance
    pas beaucoup de monde
    à cause du froid peut-être
    on a envie de chanter
    ah le petit vin blanc

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Guinguette à Montmartre Le Billard en bois, devenu La Bonne Franquette, de Vincent Van Gogh

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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  • archange

    Laurence Gancel – Éclaircie sur les Drus

    les pics émergent
    d’un brouillard gris et noir
    qui répond au blanc
    de la neige
    la montagne vierge
    est une émergence
    violemment belle
    les nuées se survolent
    dans un rêve fier
    un archange
    brandira bientôt
    son épée de lumière
    au-dessus des hommes

    Texte de Luc Fayard inspiré par Éclaircie sur les Drus, de Laurence Gancel.


  • brume en mer

    Hélène Benayoun – Le Chalut dans la brume

    par temps de brouillard
    au large
    ou à l’abord des cotes
    l’œil étant handicapé
    l’oreille prend le relais
    la brume en mer
    c’est d’abord des sons
    la corne pour dire attention
    la cloche sur la bouée
    ou à l’entrée du port
    quand il ne voit rien
    le marin craint les sirènes
    ensorcelantes d’Ulysse
    ou les monstres marins
    Charybde et Scylla
    alors il chante
    pour dire à la mer
    qu’il n’est pas encore mort
    les chants de marin
    sont depuis toujours
    des paravents de la peur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Chalut dans la brume, d’Hélène Benayoun


  • uniforme

    Hélène Benayoun – Sortie d’école

    l’uniforme est rouge
    comme le soleil
    ou la terre
    de certains pays
    les bleus mer et ciel
    se croisent et s’épaulent
    les arbres sont rectilignes
    comme des murs d’école
    dehors tout est droit
    dans les cœurs
    tout est rond

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sortie d’école, par Hélène Benayoun


  • écrin

    Dary Jullien – Sans Titre (diptyque)

    la montagne est écrin
    tremplin de mise en valeur
    pour tous ses éléments
    la fleur y est plus colorée
    l’herbe plus grasse
    la pente des toits plus abrupte
    les lignes de perspectives
    se chevauchent comme des croquis
    l’âme humaine y est fière
    le vent hurleur sait se calmer
    et la fumée des cheminées
    raconte des histoires d’amitié

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sans Titre (diptyque), de Dary Julien


Dernières publications d’art et de poésie

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

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  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

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  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

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  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025