Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 440 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • nénuphars

    Hélène Legrand – Naissance

    il faut oser
    étudier le nénuphar
    et pourtant tout y est
    l’ambiance spéciale
    du glauque exotique
    les couleurs en camaïeu
    qui s’épaulent
    on entend la grenouille
    on devine la libellule
    on imagine la mare
    et ses environs
    et cette joyeuse humidité
    qui l’entoure

    Texte de Luc Fayard inspiré par Naissance, par Hélène Legrand


  • contes

    Isabelle Mestchersky – Sable marin 12

    dans un pays
    de montagne et d’eau
    vivaient des animaux étranges
    à moitié transparents
    doués de langage
    et d’émotion
    ils savaient dessiner
    sur les rochers de grès
    et racontaient des contes
    doux et colorés
    aux enfants curieux
    qui venaient se réchauffer
    près d’eux
    et quand la pluie tombait
    que l’orage grondait
    tous se terraient
    au coin du feu
    et la nuit de peuplait
    d’histoires et de chants

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sable marin 12, d’Isabelle Mestchersky


  • colonne

    Pierre-Auguste Renoir – Colonna Romano (1913)

    elle porte bien son nom
    la plantureuse colonna
    moderne décontractée
    habillée de bleu
    comme ses yeux
    qui voient bien plus loin
    qu’on imagine
    qui percent toute vanité
    avec elle
    il faut être simple et vrai
    peut-être alors
    vous gratifiera-t-elle
    d’un grand sourire
    venu de son cœur large

    Texte de Luc Fayard inspiré par Colonna Romano; De Pierre-Auguste Renoir


  • destin

    Paul Cézanne – Le Joueur de cartes (1890-1892)

    massif
    concentré
    silencieux
    tassé
    dans un coin du bistro
    il ne voit
    ne regarde
    que ses cartes
    pour lui le monde disparaît
    et commence même
    à s’effacer des murs
    son destin se joue
    dans sa main
    une fois de plus
    il s’interroge
    la vie est un pari

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Joueur de cartes, de Paul Cézanne

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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  • beaux yeux

    Henri de Toulouse-Lautrec – Justine Dieulh

    ne cherchons pas à savoir
    qui est Justine Dieulh
    nul ne le sait
    il faut l’imaginer
    personne honnête
    ou courtisane
    t’as de beaux yeux tu sais
    du mystère plein la bouche
    et le menton fier
    le foulard rouge te va bien
    sur fond des plantes du jardin
    que seuls les spécialistes
    reconnaîtront

    Texte de Luc Fayard inspiré par Justine Dieulh, de Henri de Toulouse-Lautrec

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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Dernières publications d’art et de poésie

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

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  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

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  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

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  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025