Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
La formule sacrée du positivisme: l’amour pour principe, l’ordre pour base, le progrès pour but.


  • Aragon (Louis) : On fait l'homme

    Ce qu’il m’aura fallu de temps pour tout comprendre
    Je vois souvent mon ignorance en d’autres yeux
    Je reconnais ma nuit je reconnais ma cendre
    Ce qu’à la fin j’ai su comment le faire entendre
    Comment ce que je sais le dire de mon mieux

    (suite…)

  • Rimbaud (Arthur) : L'étoile a pleuré rose

    L’étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles
    L’infini a roulé blanc de ta nuque à tes reins,
    La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles,
    Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain.

    (1854-1891) Poésies


  • Saint-John Perse : Puis ces mouches (Éloges III)

    … Puis ces mouches, cette sorte de mouches, et le dernier étage du jardin… On appelle. J’irai… Je parle dans l’estime.
    — Sinon l’enfance, qu’y avait-il alors qu’il n’y a plus ?
    Plaines ! Pentes ! Il y
    (suite…)


  • Gibran (Khalil) : La Voix de l’Éternelle Sagesse

    Quand nous aimons, notre amour n’est ni de nous ni pour nous. Quand nous nous réjouissons, la joie n’est pas en nous, elle participe de la vie même. Quand nous souffrons, la souffrance ne réside pas en nos blessures, elle est au coeur même de la nature…
    (suite…)


  • appel du vent

    quand le vent des arbres et des champs
    glissant par la fenêtre ouverte
    se frotte à toi sans préambule
    quand les mésanges piaillent
    sous la bourrasque ébouriffante
    quand le ciel te salue solennel
    dans un nuage de feuilles alanguies
    mourant en jouant
    alors fou d’amour et d’orgueil
    tu rêves d’union aux forces vivantes
    tu embrasses l’air bourru
    dans les hauteurs paresseuses
    tu voudrais que l’esprit
    expire un souffle vert
    tu serais cet oiseau décidé
    qui rit sans savoir où il va

    mais la caresse a fui
    virgule distraite
    la nature immobile se tait
    tout n’est plus que décor
    en soupirant tu fermes la fenêtre
    une fois de plus lourd indécis
    tu ne t’es pas envolé

    il aurait pourtant suffi d’une inflexion
    suivre le sillon d’une larme
    guetter l’effluve à paraître 
    sur la nervure cambrée d’un tourbillon vivant
    tendre les bras vers le ciel aspirant

    mais qui sait un jour peut-être
    tu ne resteras pas insensible à l’appel du vent


Dernières publications d’art et de poésie

  • Osvaldo Cavandoli : La Linea (1972)

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  • Anton Räderscheidt : Nature morte à la tulipe (1926)

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  • lexique

    lexique

  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

  • Lucas Arruda : Untitled – Deserte Modelo (2021) – (montage)

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  • Lucas Arruda : Untitled Deserte Modelo (2021) – accrochage original Carmignac 2023

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  • Romain Greco : La Maison de Gabrielle, rue Saint-Vincent (1962)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025