Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • trois arts

    Martine Durou – Musique et jardins (2023)

    dans un jardin de splendeur
    la musique chanta
    les pinceaux frémirent
    les âmes s’envolèrent
    sur une eau lisse
    trois fois ravies
    par trois arts en partage
    célébrant la naissance
    d’un moment unique
    où savourer le plaisir
    des sens en fusion
    crée une émotion vierge


    Texte de Luc Fayard, inspiré d’Au fil de l’eau, de Martine Durou, lors d’une belle journée où ce miracle eut lieu, grâce à l’association de Chaville, « L’Art en partage »


  • sensualité

    Ernest Hébert – Comtesse Audouin de Dampierre, née Marie-Joséphine Fouache d’Halloy (1863)

    imaginaire
    de la sensualité
    d’emblée
    sans la connaître
    on est attiré par elle
    la femme en noir
    dans les yeux
    le sourire
    elle porte
    sa vie cachée
    et comme un regret
    un fond de tristesse
    ses fins doigts
    de pianiste
    la langueur du poignet
    en disent long
    sur ses désirs
    peut-être a-t-elle lu
    Madame Bovary


    Texte de Luc Fayard, inspiré du tableau d’ Ernest Hébert : Comtesse Audouin de Dampierre


  • passion

    Pierre-Auguste Renoir – La Liseuse (1875)

    absorbée par sa lecture
    yeux baissés teint frais
    chignon rapidement fait
    joues rougies par l’émotion
    la lectrice est pressée
    d’empoigner son livre
    on aimerait savoir
    ce qu’il raconte
    histoire d’amour
    ou poésie
    Romances sans paroles
    vient de paraître
    peut-être lit-elle Verlaine
    poète impressionniste
    de l’extase langoureuse


    Texte de Luc Fayard, inspiré de : 
    Pierre-Auguste Renoir
    Limoges 1841 – Cagnes-sur-Mer 1919
    La Liseuse
    1874-1876

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
    COMMANDER LE LIVRE


  • le poète est un rat

    le poète est un rat
    terré dans ses mots
    obsédé de visions
    rongeur de sens troué

    son âme torturée
    s’effraie du moindre bruit
    qui deviendrait une musique
    plus belle que la sienne

    dans son terrier
    sale et sombre
    il pond jaloux
    ses mots fantômes

    mots égarés
    poule devenue folle
    couvant toute la nuit
    des œufs de serpent

    il n’écoute que le bruit
    de son cœur excité
    qui lui dresse un rempart
    fatal à la réalité

    la vie s’écoule
    en-dehors de lui
    jamais ses mots
    ne la rattraperont

    toujours grognant
    il râcle le papier
    comme un chien
    renifle la bouse

    jamais la rose
    n’y fleurira
    juste des ronces
    et des orties

    il aura beau
    les retailler jour et nuit
    elles le gratteront
    toute sa vie

    Image Dall.e pour illustrer le poème « le poète est un rat »

    Texte de Luc Fayard illustré par l’IA


  • terminus

    étrange destin
    pour l’homme
    approcher de la fin
    sans le vouloir
    pas après pas
    marche inéluctable
    au rythme du cœur
    horloge atomique
    au décompte inlassable
    chaque pulsation
    est un trait de plus
    gravé sur l’arbre de vie
    par l’assassin comptable
    des jours achevés
    c’est un train direct
    sans le moindre arrêt
    objectif terminus
    durée du trajet
    indéterminée
    pour tous
    les grands
    les minus
    les sereins
    les atrophiés
    galériens enchaînés
    obligés de ramer
    vers l’inconnu
    et sa seule certitude
    le jour de l’arrêt
    à la station néant
    il fera noir
    pour toujours

    Image créée par Dall.e pour illustrer le poème « terminus » de Luc Fayard

    Texte de Luc Fayard illustré par l’IA. Voir une autre mise en scène avec un tableau contemporain dans Galerie d’art contemporain


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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025