Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Question: Comment peut-on soulever un éléphant avec une seule main?  Réponse: on ne peut pas. Ça n’existe pas un éléphant avec une seule… Lire
Anonyme


  • agrippe-toi

    agrippe-toi à moi je suis montagne
    respire-moi je suis ton souffle
    regarde-moi je suis ta lumière
    plonge en moi je suis l’océan
    suis-moi je suis ton chemin
    habite-moi je suis ton île
    vis-moi je suis ton âme
    aime-moi je suis là
    je suis l’amour


  • orgueil et paresse

    Pourquoi te lèves-tu le matin? A part l’envie de pisser, qu’est-ce qui te pousse ainsi à bouger? Moi, mon plus grand bonheur, une fois le café avalé au lit, est de me rencogner sous la couette. Je tente alors désespérément de retrouver mes rêves là où je les avais laissés. Tiens, cette nuit, j’étais en stage avec un groupe de jeunes femmes et d’hommes; on nous emmène dans un vestiaire où il faut se déshabiller et prendre sa douche, ensemble… Ding! C’est là que le réveil sonne!… Je ne saurai jamais la suite. Ni d’aucun de mes rêves sublimes et passionnants. Bien sûr, comme tout le monde, j’ai volé des heures durant au-dessus des toits et des campagnes et c’était plutôt agréable. Je suis tombé souvent dans des trous sans fin, je hurlais et c’était horrible. Je me suis retrouvé tout nu dans la rue et c’était honteux. Mais le réveil sonne, toujours. Il faut se lever, bouger, partir. Réincarné, je serais un lézard, c’est sûr
    En attendant, « chaque matin, le soleil se lève pour les autres » comme dit si bien Lautréamont. Il faut y aller, vers son destin du quotidien. Et le plus étonnant, c’est que sans haine et sans passion, j’y vais quand même. J’espère peut-être en secret que la comète s’écrase, que le sol se déchire, que je gagne au Loto sans jamais y jouer. Mais il ne se passe jamais rien de ce genre et je continue quand même à bouger.
    Dans une ultime réflexion sur moi-même, l’autre jour, j’ai enfin compris pourquoi: malgré l’évidence mille fois répétée, malgré le passé et l’histoire, malgré tous les échecs et toutes les frustrations, et aussi dingue que cela puisse paraître, je me crois encore pas tout à fait inutile. J’imagine dans ma folie égotique apporter une pierre essentielle à l’édifice. Je crois exister quand même, grain de sable oui, mais roseau pensant aussi : cette tige si faible, c’est moi et personne d’autre. Et ce moi qui m’exaspère c’est aussi celui qui me fait avancer.
    C’est donc bien l’immensité de mon orgueil qui contre la lourdeur de ma paresse. Je suis né avec: j’étais si bien dans le ventre de ma mère et il a fallu que cette lumière et ce bruit m’attirent, comme s’ils m’appellaient. Ce malentendu original est ma croix. J’ai cru qu’on me voulait, ailleurs, et j’y suis allé. Mille fois j’en suis revenu, dépité. Mille fois, j’y suis retourné.
    Chaque matin, je me lève quand même, après de longues hésitations, parce que je me dis que le monde a besoin de moi. Et il suffit d’un sourire pour que je le croie!…

  • sons

    d’abord un seul froufrou
    la source frétillante
    rebonds joyeux sur les rochers ronds
    notes soyeuses de musique légère
    longtemps seules dans l’espace-temps
    puis les sons de la vie
    l’appel d’un oiseau
    simple et direct
    sans fioritures
    pas de temps à perdre
    dit l’animal
    puis un grondement d’orage
    qui fait le fier
    pas bien méchant
    et toujours en fond de tableau
    la brise irisée qui respire doucement
    hélas même ici l’avion
    invisible et lointain
    ronchonne empereur hautain
    ineffable briseur d’unisson


  • Fayard (Luc) : bruit familier

    L’autre jour, perdu dans des tristesses existentialistes abyssales, même pas bourré, je me posais cette question fondamentale : qu’est-ce qui prouve, vraiment, qu’on existe ? Laissez tomber les banalités, s’il vous plait, l’amour qui nait, le regard d’un enfant, la tige qui bourgeonne au printemps, non merci, je vous parle sérieusement, on n’est pas dans un roman de gare ici.
    (suite…)


  • Toscane (Lucien) : On voit de moins en moins, ca va trop vite

    La meilleure démonstration de la relativité du réel et du vrai, bref de l’existant, c’est de lever la tête la nuit vers les étoiles et les planètes. Comme vous le savez, vous ne pouvez pas voir plus loin que 14 milliards d’années-lumière puisque 14 milliard d’années c’est grosso modo la date du Big Bang et qu’avant, il n’y avait prétendument rien (on laisse tomber le discours: rien, c’est déjà quelque chose, d’accord?).
    (suite…)


Dernières publications d’art et de poésie

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

  • La couleur grise

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  • Dernière séance

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  • Ernst-Ludwig Kirchner : Poules près de Bergdorf (1919-1920)

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  • Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025