Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 422 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • France (Anatole) : le dialogue sur Napoléon (1922)

    anatolefrancelavieenfleur

    « De sa vie, je savais peu de chose et ne me souciais pas d’en savoir davantage; je n’avais pas alors, comme aujourd’hui, la curiosité du passé. A vingt ans, au déclin de l’Empire, il était entré dans l’armée, et avait fait, comme aide de camp du général D…, la campagne de 1812.

    (suite…)

  • l’art pur du poète (illustré par 10 artistes contemporains)

    Nino Ferrer

    l’art pur du poète

    saisir le vent
    comme un peintre
    en dire le moins possible
    autrement peut-être
    ne parler que vibration
    et amour
    se souvenir d’hier
    et de ses rêves
    se laisser aller
    à l’errance
    désordonnée
    loin du flux
    comme la vague
    à contre-courant
    sans autre but
    que la beauté
    la vérité viendra
    toute seule
    dans la passion
    de l’art pur
    et ciselé

    Sculpture en plein air représentant une figure humaine stylisée, peinte en jaune et blanc, posée sur l'herbe avec un mur en pierre en arrière-plan.
    Nathalie Camoin-Chanet

    Texte de Luc Fayard, illustré par 10 artistes contemporains (de gauche à droite et de haut en bas) : Natsha Krenbol, Elisabeth Lombard, Kinnari, Anne Grenier, Nino Ferrer, Nathalie Camon-Chanet, Olga Suvorova, Tyson Grumm, Anna Güntner, Lizzie Riches


  • Todd Sloane : Untitled (2020)

    Todd Sloane (2020) – sculpture – divers matériaux

  • Hans Hofmann : Orchestral Dominance in Yellow (1954)

    Hans Hofmann – Orchestral Dominance in Yellow (1954)

  • Art moderne : Congo The Chimp, Boronali l’âne et Evguénie Sokolov le pétomane s’en donnent à cœur joie

    Quand InfoTekArt parlait d’art, c’était parfois pour rire et ça faisait du bien. Extraits d’un article paru il y a 20 ans

    Je tombe sur une annonce de vente aux enchères de la maison Bonhams pour l’auteur Congo (mise à jour: on dit que trois tableaux ont été vendues pour 14 000 livres sterling) et cela me rappelle l’histoire de Boronali (lire plus loin la version de Roland Moreno) puis encore ce livre que j’avais adoré, Evguénie Sokolov, de Serge Gainsbourg : l’homme à la tête de chou raconte comment peignait Sokolov le pétomane, assis sur un siège à ressort, avec un pinceau dans les fesses….
    Voici pour votre culture les deux oeuvres : celle de Congo (le chimpanzé) « Untitled Abstract » et celle de Boronali (l’âne): « Coucher de soleil sur l’Adriatique« . Pas mal, non?
    ….
    ….

    Couverture du livre 'Evguénie Sokolov' de Serge Gainsbourg, avec une image de l'auteur pensif.
    Livre « Evguénie okolov » de Serge Gainsbourg
    Tableau « Universal Abstract » de Congo, le chimpanzé (1956-1959)
    L’âne Boronali – Coucher de soleil sur l’Adriatique (1910)

    Entrée solennelle d’un âne dans l’Histoire de l’Art

    [Extrait de Théorie du Bordel Ambiant, de Roland Moreno, Belfond, 1990]
    Le Festival d’automne de 1905 ayant fait connaître les premiers fauvistes (Matisse, Vlaminck, Marquet, Derain), certains commentaires plus désagréables que d’autres avaient pu être entendus : “barbouillages informes… jeux barbares… aberrations picturales… mauvaises plaisanteries… débauche orgiaque de couleurs, cauchemar, mystification”, et d’autres encore.
    À un aubergiste de ses voisins, Dorgelès emprunta son âne. Et, à la queue de celui-ci, il fixa un pinceau.
    Puis, dans le jardin montmartrois du farceur, commodément installé devant une table chargée de ca-rottes, d’épinards, de cigarettes, et, en présence d’un huissier, l’animal commença à se gorger de friandises et à remuer sa queue. Celle-ci frottait au passage contre une toile disposée par Dorgelès sur une chaise, à bonne hauteur. Toutes les dix minutes, le pinceau frotteur était autoritairement trempé dans un pot de couleur  différente.

    (suite…)

Dernières publications d’art et de poésie

  • Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

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  • Osvaldo Cavandoli : La Linea (1972)

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  • Anton Räderscheidt : Nature morte à la tulipe (1926)

    Anton Räderscheidt : Nature morte à la tulipe (1926)

  • lexique

    lexique

  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

  • Lucas Arruda : Untitled – Deserte Modelo (2021) – (montage)

    Lucas Arruda : Untitled – Deserte Modelo (2021) – (montage)

  • Lucas Arruda : Untitled Deserte Modelo (2021) – accrochage original Carmignac 2023

    Lucas Arruda : Untitled Deserte Modelo (2021) – accrochage original Carmignac 2023

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025