



















Marie-Stahl – huiles sur papier – Galerie Jean-Pierre Respaut – novembre 2025
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.




















Marie-Stahl – huiles sur papier – Galerie Jean-Pierre Respaut – novembre 2025
Si vous avez envie de visionner rapidement les 1464 images d’art publiées par Amavero (décompte d’aujourd’hui), allez sur la page
Vous y verrez d’abord sur cinq colonnes toutes les images d’art publiées par Amavero à ce jour, chaque image étant cliquable pour renvoyer à sa publication.
Et, cerise sur le gâteau, vous verrez ensuite une seule mosaïque géante de 61 lignes de 24 colonnes avec toutes les images.
Cette mosaïque devrait s’afficher rapidement (vérifiez que c’est bien le mode affichage rapide qui est sélectionné)
Vous pouvez ensuite la télécharger, en choisissant la qualité haute.
Merci à tous les artistes auteur(e)s de ces œuvres qui nous permettent d’envisager de multiples interactions entre l’art et la poésie qui sont l’ADN d’Amavero.
Nous pensons humblement que cette interaction est une façon de redonner un peu de sens et de beauté à notre monde chahuté par de gros affreux.
© Tous droits réservés aux artistes.
cette plume appartenait
à un geai des chênes
qui l’a déposée une nuit
devant chez moi
pour que je la trouve au matin
j’ai failli ne pas la voir
avec ses deux centimètres de haut
depuis que je l’ai prise
entre mes mains
elle est entrée
dans mon âme
et ma vie a changé
ma vision de la beauté
mon symbolisme
mon attention aux détails
j’ai découvert
le minusculement magnifique
porteur d’envol et de légèreté
de tournoiement aussi
mais il a fallu
qu’un petit animal
perde un attribut
pour que je gagne en émotion
j’espère que cette plume
n’est qu’une mue
et pas le résultat d’un combat
un don pas une perte
merci à l’oiseau
qui m’a offert ce cadeau
je lui promets
qu’il portera ses fruits
désormais mes mots
seront ceux de sa liberté
Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Zélie
En feuilletant le fonds des images d’œuvres d’art d’Amavero, nous nous sommes dit qu’il manquait des thèmes autour de la douleur, la révolte, l’humeur. Et l’utilisation sans résultat probant de nos nouvelles et géniales ! 🙂 inventions Trouvez un tableau et Mosaïque nous l’a confirmé. D’où l’inauguration de cette Galerie de la Révolte, plutôt art contemporain mais en fait intemporelle. Comme d’habitude, le choix porte sur des évocations plutôt que sur des démonstrations. Et comme d’habitude, n’hésitez pas à nous faire des propositions, plutôt en art contemporain (mais tout est possible !).



















cette plume appartenait
à un geai des chênes
qui l’a déposée une nuit
devant chez moi
pour que je la trouve au matin
deux centimètres de haut
j’ai failli ne pas la voir
depuis que je l’ai prise
entre mes mains
elle est entrée dans mon âme
et ma vie a changé
ma vision de la beauté
mon symbolisme
mon attention aux détails
j’ai découvert
le minusculement magnifique
porteur d’envol et de légèreté
de tournoiement aussi
mais il a fallu
qu’un petit animal
perde un attribut
pour que je gagne en émotion
j’espère que cette plume
n’est qu’une mue
pas l’issue d’un combat
un don pas une perte
merci à l’oiseau
qui m’a offert ce cadeau
je lui promets
qu’il portera ses fruits
désormais mes mots
seront ceux de sa liberté
Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
Voir la version illustrée.

barré par l’envol des oiseaux blancs
le trait de lumière décoiffe l’horizon
la mer désertée ne vibre plus du vent
qui tourmentait le destin des passants
il est temps
de partir
ailleurs
où la peine
serait douce
à vivre
je marcherai sur les sentiers embrumés
respirant le souffle des frondaisons
l’âme pleine de tableaux de rêves
et de souvenirs aux reliefs embellis
mais la pluie
refroidira
mon ardeur
et le seul bruit
de la nuit
mon cœur
l’aube verra palpiter la rosée
et parvenu au seuil de la maison
j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
et la refermerai sur mon ombre passée
Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée


