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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • Mond Davedoc’h Aotrou Doue (Je vais à toi Seigneur Dieu, Amazing Grace en breton )

    1.-Mont Davedoc’h ,Aotrou Doue,
    Beva en ho ti er joa
    Disec’hiñ ‘ran ouzh ho kortoz,
    War hent ar baradoz.

    1.-Aller vers vous, Seigneur Dieu,
    Vivre dans votre maison, dans la joie,
    Je ne cesse de vous attendre
    Sur le chemin du paradis.

    (suite…)

  • paravent

    la beauté glisse sur lui
    comme une goutte d’eau sur une feuille d’arbre
    quand il lève la tête
    il ne voit qu’une boule de feu
    mal aux yeux
    le bleu du ciel lui pèse d’un éternel ennui
    il ne goûte à rien
    tout lui est étranger
    il aimerait pourtant vibrer au souffle du vent
    frissonner aux rayons du soleil couchant
    être envahi par le sourire d’un enfant
    mais non tout passe rien ne pénètre
    il n’est qu’un paravent de la vie


  • seul

    je sais que je suis seul
    des hectares à la ronde
    au milieu des arbres des oiseaux
    j’entends le gai clapotis de l’eau
    et bruire le vent rond

    je sais que je suis seul
    sous les nuages blanc et gris
    qui changent à tout moment
    la couleur du ciel
    la lumière de la terre

    et parce que je suis seul
    le miracle s’accomplira
    l’univers s’enfouira en moi
    je résonnerai de toutes vibrations
    mon souffle sera le vent
    mon cœur le chant des ramiers
    et de la plante des pieds au dernier cheveu du crâne
    mon corps sera l’arbre enraciné la tête dans le ciel

    et quand tout sera consommé
    je hurlerai
    loup solitaire du haut de son mirador

    hélas la fusion n’a pas eu lieu
    mon âme imparfaite n’a pu se joindre à l’harmonie
    je suis resté extérieur à la symphonie
    pantomime ajouté à la beauté des choses

    il y avait un spectacle
    et je n’ai rien vu
    il y avait une musique
    et je n’ai rien entendu

    la nature n’a pas voulu de moi


  • jachère

    sur le sol en jachère
    les branches sont cassées
    par des pas impérieux

    chemin assombri
    ton mystère croit
    quand la clarté fuit
    loin l’oiseau de nuit
    chante trop aigu
    pour régner ici

    arbre penché
    né de la terre
    tu y reviens
    lune en quartier
    tu luis si peu
    sur le sol gris

    vent tu meurs
    faiblement
    sans un cri
    la nature
    est en peine
    emmêlant
    choses sens
    ombres sons
    incomplets

    ainsi va l’homme


  • feux de mouillage

    les feux de mouillage des bateaux tanguent dans le noir 
    grasses lucioles ils disent à la terre 
    dormez braves gens tout est calme ici-bas 
    oubliez la haine et vos petitesses 
    ils disent au ciel 
    bonjour étoiles bonjour planètes et trous noirs 
    on est plus gros que vous 
    on éclaire mieux 
    et nous au moins on est utile aux hommes 
    mais les étoiles en ont vu d’autres 
    elles se moquent de ces nimbes prétentieux 
    elles ont pour elles la nuit des temps et le big bang 
    elles ont pris du recul sur la vie 
    et la faiblesse des sentiments 
    en intercalant des années-lumières 
    entre elles et les hommes 
    elles ont construit patiemment cette voûte visible
    et démesurée 
    cette toile d’araignée en pointillés 
    ce labyrinthe éreintant 
    la nuit étoilée d’un soir d’été au mouillage me happe l’âme 
    pour l’envoyer valdinguer 
    comme une bille en verre dans le flipper céleste 
    j’entends ce dialogue vibrant entre le ciel et la terre 
    entre l’eau et l’éther 
    je suis le lien vital signifiant 
    pour qui se rejoue à chaque fois ce drame féérique 
    qui sait 
    un jour un soir 
    la nuit du ciel et de la mer 
    ronde des rondes 
    voûte des voûtes 
    se penchera sur moi 
    mère ample et douce et de sa voix 
    grave et philharmonique 
    longuement tendrement pleine de sens 
    en choisissant ses mots et ses silences 
    enfin bienveillante et altruiste 
    elle me dira peut-être pourquoi j’existe

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025