Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Vivre, c’est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d’emprunter des âmes toutes faites !
Antoine de Saint-Exupéry, cité sur FB par… Lire


  • soir flamboyant

    Abstraktes Kunstwerk mit orangenen, quadratischen Formen auf blauem Hintergrund, umgeben von roten und goldenen Farbtönen.
    Guillaume Villaros – Soir flamboyant (2010-2014)

    vase de fleurs carrées
    ou glaçons orangés
    fond de taffetas rouges
    bordant la mer qui bouge

    immeuble ultra-moderne
    et gratte-ciel bleui
    train à vapeur en berne
    par la fumée noirci

    non je ne veux pas voir
    les rivières de sang
    mais le soir flamboyant
    fort de rêve et d’espoir

    Texte: Luc Fayard, inspiré de Soir Flamboyant, de Guillaume Villaros – 2010/2014 – acrylique au couteau sur papier.


  • haltes

    Anne-Sophie Larcena – Le Passager

    la vie est un passage
    d’un état à un autre
    rames de métro
    couloirs tunnels
    sentier des douaniers
    entre mer et rochers
    chemin de halage
    chahut des sentiments
    ne pas se retourner
    prévient Supervielle
    marcher avancer
    le cœur rebondit
    d’une étape à l’autre
    à chaque halte
    l’âme se nourrit
    d’une infusion
    de vie nouvelle



    Texte de Luc Fayard, inspiré de : Le Passager, d’Anne-Sophie Larcena


  • simple fouet

    froid comme la pierre
    souple comme l’esprit
    remplir son être de souffle
    des yeux partout
    tout entendre
    le moindre tressaillement
    clignement
    quand c’est décidé
    bloquer son poignet vers le bas
    dans un crochet implacable
    pousser des deux bras
    en sens inverse
    comme pour atteindre
    le bout du cercle
    le pousser encore plus loin
    faire grandir la nature
    de son être intime
    sans rien montrer
    sans un signe
    par ce mouvement
    du simple fouet
    au taichi
    toute adversité disparait
    il ne reste que du blanc
    et le silence

    Texte de Luc Fayard inspiré de Simple fouet, sculpture de Ju Ming (Place Victoria à Montréal)


  • la vie par la fenêtre

    Photo de Luc Fayard pour le poème « la vie par la fenêtre »

    liquidambar
    exhalant maigre
    un long sanglot
    sur ses bourgeons

    en ligne haute
    au val bruyant
    la canopée 
    coiffée en blanc

    le vent figé
    encrant la scène
    comme un tableau
    de Pissarro

    le chêne mousse
    ouvrant ses bras
    aux oiseaux bleus 
    lustrant leur nid

    et devant moi 
    en possession 
    du canapé
    dort le chat roux 

    lové en rêve
    à l’immobile 
    il est la mort
    guettant sa proie

    l’animal    |   moi aussi
    respire     |   moi aussi
    au ralenti  |   moi aussi


    Texte de Luc Fayard inspiré par la vérité confirmée par la photographie de Luc Fayard


  • Du Bellay (Joachim) : Heureux qui comme Ulysse

    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
    Ou comme celui-là qui conquit la toison,
    Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
    Vivre entre ses parents le reste de son âge !

    (suite…)

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  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

    Où suis-je donc là ?

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025