agrippe-toi à moi je suis montagne
respire-moi je suis ton souffle
regarde-moi je suis ta lumière
plonge en moi je suis l’océan
suis-moi je suis ton chemin
habite-moi je suis ton île
vis-moi je suis ton âme
aime-moi je suis là
je suis l’amour
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
agrippe-toi à moi je suis montagne
respire-moi je suis ton souffle
regarde-moi je suis ta lumière
plonge en moi je suis l’océan
suis-moi je suis ton chemin
habite-moi je suis ton île
vis-moi je suis ton âme
aime-moi je suis là
je suis l’amour
d’abord un seul froufrou
la source frétillante
rebonds joyeux sur les rochers ronds
notes soyeuses de musique légère
longtemps seules dans l’espace-temps
puis les sons de la vie
l’appel d’un oiseau
simple et direct
sans fioritures
pas de temps à perdre
dit l’animal
puis un grondement d’orage
qui fait le fier
pas bien méchant
et toujours en fond de tableau
la brise irisée qui respire doucement
hélas même ici l’avion
invisible et lointain
ronchonne empereur hautain
ineffable briseur d’unisson
L’autre jour, perdu dans des tristesses existentialistes abyssales, même pas bourré, je me posais cette question fondamentale : qu’est-ce qui prouve, vraiment, qu’on existe ? Laissez tomber les banalités, s’il vous plait, l’amour qui nait, le regard d’un enfant, la tige qui bourgeonne au printemps, non merci, je vous parle sérieusement, on n’est pas dans un roman de gare ici.
(suite…)
La meilleure démonstration de la relativité du réel et du vrai, bref de l’existant, c’est de lever la tête la nuit vers les étoiles et les planètes. Comme vous le savez, vous ne pouvez pas voir plus loin que 14 milliards d’années-lumière puisque 14 milliard d’années c’est grosso modo la date du Big Bang et qu’avant, il n’y avait prétendument rien (on laisse tomber le discours: rien, c’est déjà quelque chose, d’accord?).
(suite…)

Où suis-je donc là ?
Happée, repoussée, je vacille
Lumière du dedans
Je fascine la lumière
L’envers me retourne
Je me fonds, je me cogne
Je visite les espaces
Je m’abime dans la couleur
L’espace immobile se craquèle
Je rencontre le formel
Je glisse sur le noir,
Retourne le rouge
Flaque incertaine.
Échappée mensongère
Complice du regard.
Le dur verrouille la sortie
Le corps rebondit eans l’espace
Clôture.
Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie




J’écris à jeûn
Soif et faim dans tout le corps
Un lot de remords dans le cœur
Je bois mes larmes
Je mange mes pleurs
J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
Du miel silencieux
Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
Je le cherche
Le froid gris de son absence me gifle
J’ai mal
J’ai soif
J’ai faim
J’écris à jeun
Mes pensées troublées
Ma main tremblante
Mes ongles rongés
Mes pieds attachés
Je veux sentir le manque
J’écris à jeun
Azzhara. Nuit intranquille. 2021
