Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 474 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie


  • hiver blanc bleu

    Sigrid M – Blanc de brume (2024)

    l’hiver blanc bleu
    se frotte les yeux
    sur les secrets folâtres
    de son manteau d’ouate
    chez lui la vie fourmille
    avant d’éclore 
    il déclame alors
    tout émoustillé
    je ne suis pas seulement
    ce que vous voyez
    le givre et la neige
    je suis aussi l’attente
    le futur et l’espoir
    où tout germe
    et se prépare


    Texte de Luc Fayard inspiré par Blanc de brume, de Sigrid M


  • Hugo (Victor): Le vagabond

    J’ai fait à pied de longues routes,
    Marchant la nuit, craignant les voix,
    Plus rempli d’ombres et de doutes
    Que la bête fauve des bois.

    (suite…)

  • devant la vitre

    Tableau abstrait dans des tons beige et gris, avec des textures et des lignes verticales suggérant une interprétation poétique de la nature et de l'avenir.
    Sandrine Hartmann – Madness (2023

    vitre embuée
    sur neige et glace mêlées
    visage dans l’arbre
    terre contre ciel
    avenir en kaléidoscope
    papier froissé
    lettres cachées
    naissance sibylline
    d’un nouvel œuf
    lignes verticales
    autant de traces
    pour avancer
    sous les nuages
    sur le chemin
    de l’espoir


    Texte de Luc Fayard inspiré de Madness, de Sandrine Hartmann


  • tic-tac

    Sandrine Jarrosson – Union Sacrée (2023)

    un jour le monde sera circulaire
    tendre et rose et vert
    les chemins se croisant
    on se hélera d’une route à l’autre
    en souvenir du temps
    des longs sentiers creux
    on marchera cote à cote entonnant
    des chants d’amour et d’amitié
    mais le temps ne s’arrête pas
    il faut continuer de bâtir
    pour parer les attaques
    de l’horloge de la vie
    tic-tac tic-tac tic-tac


    Texte de Luc Fayard inspiré de Union Sacrée, de Sandrine Jarrosson


  • yin yang

    Faz Fazou – Yin Yang (2023) – polystyrène de récupération upcyclé, travaillé à la chaleur, bois et pigments

    le yin dit au yang
    qui es-tu d’autre que moi
    être sans forme
    de l’impermanence
    qu’est la fleur sans le soleil
    l’homme sans l’amour
    il n’y a pas de réalité
    rien que le parcours
    sinueux et déchiré
    du jour et de la nuit
    la vérité n’est pas un trait

    Texte de Luc Fayard, inpiré de Yin Yang, de Faz Fazou – polystyrène de récupération upcyclé, travaillé à la chaleur , bois et pigments.


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025