Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 855 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Consommée avec modération, l’eau ne peut sûrement pas faire de mal.…, journaliste


  • destin

    Paul Cézanne – Le Joueur de cartes (1890-1892)

    massif
    concentré
    silencieux
    tassé
    dans un coin du bistro
    il ne voit
    ne regarde
    que ses cartes
    pour lui le monde disparaît
    et commence même
    à s’effacer des murs
    son destin se joue
    dans sa main
    une fois de plus
    il s’interroge
    la vie est un pari

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Joueur de cartes, de Paul Cézanne

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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  • beaux yeux

    Henri de Toulouse-Lautrec – Justine Dieulh

    ne cherchons pas à savoir
    qui est Justine Dieulh
    nul ne le sait
    il faut l’imaginer
    personne honnête
    ou courtisane
    t’as de beaux yeux tu sais
    du mystère plein la bouche
    et le menton fier
    le foulard rouge te va bien
    sur fond des plantes du jardin
    que seuls les spécialistes
    reconnaîtront

    Texte de Luc Fayard inspiré par Justine Dieulh, de Henri de Toulouse-Lautrec

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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  • guinguette

    Vincent Van Gogh – La Guinguette à Montmartre Le Billard en bois, devenu La Bonne Franquette (1886)

    nervosité du trait
    dans le détail qui dit tout
    le serveur est roux
    la dame porte un châle
    son compagnon l’écoute
    un oiseau passe
    il y a du vent dans l’arbre
    et puis le regard s’élargit
    embrasse toute la scène
    s’imprègne de l’ambiance
    pas beaucoup de monde
    à cause du froid peut-être
    on a envie de chanter
    ah le petit vin blanc

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Guinguette à Montmartre Le Billard en bois, devenu La Bonne Franquette, de Vincent Van Gogh

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
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  • archange

    Laurence Gancel – Éclaircie sur les Drus

    les pics émergent
    d’un brouillard gris et noir
    qui répond au blanc
    de la neige
    la montagne vierge
    est une émergence
    violemment belle
    les nuées se survolent
    dans un rêve fier
    un archange
    brandira bientôt
    son épée de lumière
    au-dessus des hommes

    Texte de Luc Fayard inspiré par Éclaircie sur les Drus, de Laurence Gancel.


  • brume en mer

    Hélène Benayoun – Le Chalut dans la brume

    par temps de brouillard
    au large
    ou à l’abord des cotes
    l’œil étant handicapé
    l’oreille prend le relais
    la brume en mer
    c’est d’abord des sons
    la corne pour dire attention
    la cloche sur la bouée
    ou à l’entrée du port
    quand il ne voit rien
    le marin craint les sirènes
    ensorcelantes d’Ulysse
    ou les monstres marins
    Charybde et Scylla
    alors il chante
    pour dire à la mer
    qu’il n’est pas encore mort
    les chants de marin
    sont depuis toujours
    des paravents de la peur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Chalut dans la brume, d’Hélène Benayoun


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025