Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 855 auteurs
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Citation Amavero du jour
Un écrivain ne peut pas changer le monde. Il ne peut même pas le rendre pire


  • Martial Raysse : Faire et défaire Pénélope That's The Rule (1966)

    Martial Raysse : Faire et défaire Pénélope That’s The Rule (1966)

  • les portes de la nuit (illustré par 28 artistes contemporains)

    les portes de la nuit

    les portes de la nuit
    sont prêtes à lever
    devant moi sans un bruit
    les voiles du secret

    le chemin qui m’emmène
    sans joie et sans allié
    enterrera mes peines
    tout sera oublié

    les vallées et les tourbes
    les secrets les non-dits
    la magicienne courbe
    graveuse d’interdit

    l’antique virtuose
    glissera sur la pente
    de la beauté des choses
    rendue évanescente

    sans gloire ni rameau
    dans mon lointain regard
    le silence des mots
    te dira qu’il est tard

    quand au son de mon deuil
    cerbère de l’oubli
    je franchirai le seuil
    des portes de la nuit

    je n’aurai qu’un regret
    n’avoir pas su te dire
    dans un dernier sourire
    à quel point je t’aimais

    Artistes cités (de gauche à droite) : Nicolas Morin, Alik Assatrian, Romain Olive, Quickenborne, László Mednyánszky, Anne Herrero, Dee Nickerson, Kinga Janiak; (de haut en bas) Juanli Jia, Jesus Marinez-Flores, Pieter de Hooch, Paulo Ventura, Connie Niehoff, Philippe Ségéral, Karolina Orzelek, Piet Mondrian, Odd Nerdrum, John Caple, Fatemeh Mohamadi, Thomas Jaurion, Joe Nicastri, Antonio Lopez-Garcia, Bülent Aytaç, Luc Dartois, Zura, Morris Kantor, Philippe-Charles Jacquet, Jocelyn Besson-Girard

    Texte : Luc Fayard, illustré par 28 artistes contemporains.
    Poème primé, sélectionné dans L’Anthologie de la Poésie – Prix Arthur Rimbaud 2024; illustré ici par des œuvres issues du fabuleux Nicole’s Museum : 9000 œuvres d’art contemporain ! Que j’ai agrémentées chacune d’une dizaine de mots-clés fournis par ChatGPT qui a analysé ces œuvres ; puis j’ai demandé à ChatGPT de fournir 10 mots-clés sur la lecture de mon poème; et enfin ChatGPT m’a écrit un programme Python qui compare les listes de mots-clés, celles du poème et celles des 9 000 œuvres et qui me sélectionne celles qui ont au moins 4 mots-clés en commun avec mon poème. Résultat: 90 œuvres parmi lesquelles j’en ai choisi 28 qui me plaisent vraiment. Voir la première expérience similaire avec 20 tableaux pour le poème épicentre


  • Paula Rego : Le Triptyque du Pêcheur-(2005)

    Paula Rego : Le Triptyque du Pêcheur-(2005)

  • Récital privé chant, violon, piano

    Pour plus d’information, le programme complet et vous inscrire au récital, envoyez un email à
    lucfayardATgmail.com

     


  • Jean-Michel Basquiat : In This Case (1983)

    Jean-Michel Basquiat : In This Case (1983)

Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

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  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

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  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

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  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025