Un extrait de la série du fameux film d’animation « La Linea » , multi-épisodes, basé sur un seul trait de dessin ; Lion d’argent à Venise en 1972 au Festival International TV.
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Un extrait de la série du fameux film d’animation « La Linea » , multi-épisodes, basé sur un seul trait de dessin ; Lion d’argent à Venise en 1972 au Festival International TV.
Parmi les Galeries thématiques qui sont un bon complément des Galeries d’art d’Amavero, la Galerie Femmes à la fenêtre s’agrandit de 18 nouvelles œuvres, de toutes époques, dénichées ici et là dans nos recherches
En voici cinq de cette nouvelle série :






Voir l’accrochage original à l’exposition Carmignac, 2023
Voir les commentaires dans « Portraits de femmes«
Nos recherches quotidiennes nous ont fait dénicher quelques œuvres d’art contemporain au hasard, au départ sur des thèmes différents, mais en les regardant toutes ensemble, nous leur avons trouvé un point commun, résumé par le mot « limite », à comprendre avec et sans. La limite est une notion éminemment artistique et se prête à toutes les interprétations. Voici peut-être une de nos galeries thématiques les plus ouvertes
N’hésitez pas à nous faire des propositions pour l’enrichir: comme d’habitude priorité à l’art contemporain mais nous n’avons pas d’œillères !




















Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)
Voudrais qu’on m’enfougère,
qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
Voudrais pas qu’on m’enterre.
Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)
Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)
Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
E questa siepe, che da tanta parte
Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
Spazi di là da quella, e sovrumani
Silenzi, e profondissima quiete
Io nel pensier mi fingo; ove per poco
Il cor non si spaura. E come il vento
Odo stormir tra queste piante, io quello
Infinito silenzio a questa voce
Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
E le morte stagioni, e la presente
E viva, e il suon di lei. Così tra questa
Immensità s’annega il pensier mio:
E il naufragar m’è dolce in questo mare. »
Toujours j’aimai cette colline solitaire
Et cette haie qui refuse au regard
L’ultime horizon de ce monde.
Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
Des silences surhumains, et c’est une quiétude
Si profonde que pour un peu se troublerait
Le cœur . Et comme alors j’entends
Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
Ce silence infini à cette voix,
Et je me souviens de l’éternel
Et des saisons mortes, et de celle
Qui vit encore, de sa rumeur.
Immensité où sombre ma pensée,
Et m’abîmer m’est doux en cette mer.
Giacomo Leopardi – Canti (1818)
Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

