Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 855 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Tuer le temps, est-ce un cas de légitime défense ?(cité par un blog candide jenny)
Anonyme


  • noir

    Sandrine Hartmann – Smoking

    mille façons
    de créer du noir
    la plus simple
    mélanger à la demande
    rouge jaune et bleu
    et le noir sera
    pas étonnant alors
    qu’il puisse s’habiller
    de multiples teintes
    et décrire en gradué
    toutes les humeurs
    de la joie à la colère
    le noir est l’échelle
    météo du cœur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Smoking, par Sandrine Hartmann


  • mésange bleue

    Valérie Glasson – La Mésange bleue

    l’oiseau n’est pas
    seulement ce petit être
    charmant comme
    la mésange bleue
    il est aussi l’animal
    au langage le plus évolué
    de tous les animaux
    du son aigu à la trille
    où l’envolée flutée
    mais aussi en dansant
    en gonflant les plumes
    il sait dire tellement
    de choses diverses
    qu’on en reste coi
    écoutons-le

    Texte de Luc Fayard inspiré par Mésange bleue, par Valérie Glasson


  • tablettes

    Emma Lisa – Quattuor

    elles pourraient être
    tant de choses
    ces tablettes
    quatre commandements
    de la vie
    que chacun définirait
    carrés de l’esprit
    cartes à tirer au sort
    pierres à tiroir secret
    points cardinaux réinventés
    livres statufiés
    ou plus simplement
    tout cela à la fois

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Quattuor, par Emma Lisa


  • touareg

    Brigitte de Lanouvelle – Berbère

    je marcherai longtemps
    pour te rejoindre là-bas
    mes pieds seront légers
    sur le chemin de la rencontre
    je resterai longtemps
    près de toi endormie
    et puis je repartirai
    rempli d’une force nouvelle
    je dirai au vent du désert
    prends soin de mon aimée
    un jour je viendrai comme un roi
    auprès d’elle seul et fier
    fouler une dernière fois
    le sable et la pierre

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Berbère, de Brigitte de Lanouvelle


  • baleine

    Ange Debroise – Baleine

    mi baleine mi bateau
    la forme animale
    glissait dans l’eau
    dans un souffle puissant
    ses antennes blanches
    captaient l’univers
    de sa gorge jaillit
    le chant de la mer
    un chant d’union
    que tous entendirent
    hommes et poissons

     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Baleine, d’Ange Debroise


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025