Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Nikolai-Nikolayevich Solomin : Village abandonné (1988)

    Nikolai Nikolayevich Solomin – Village abandonné (1988)

  • Beate Wassermann : Andy avec enfant (1969)

    Beate Wassermann Andy with child (1969)

  • neige

    Luc Fayard – Jardin d’hiver – 2024 – photographie

    voile de mariée
    en pointillisme
    grappe de bulles
    virevoltantes
    semblables
    et si différentes
    comme une armée
    de petits soldats blancs
    gérant savamment
    l’espace entre eux
    inexorables flocons
    aimantés
    par la gravité
    manteau large
    de fausse brume
    jeté sur le paysage
    coup de pinceau
    sur le ciel gris
    accumulée
    en un point 
    du destin
    elle fait
    ployer la feuille
    baisser la branche 
    frissonner l’arbre
    le toit se cache
    le chemin disparait
    plus d’horizon
    tout a changé
    pour quelques degrés 
    de moins
    un univers est né

    Texte de Luc Fayard inspiré par sa photo « Jardin d‘hiver »


  • Helga Aichinger : Une graine pour le paon (1970)

    Helga Aichinger – Une graine pour le paon (1970) – gravure à l’eau-forte

  • Yves Klein : Hiroshima (1961)

    Yves Klein : Hiroshima (1961)

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    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025