Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 474 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Je m’occupe de mon champ, de ma barque, c’est-à-dire de la toile que je suis en train de finir, comme un bon ouvrier, en ambitionnant des… Lire


  • fruit

    Auguste Renoir – Gabrielle à la rose (1911)

    fille des îles
    douce pensive
    dans ton mouvement
    de la rose à l’oreille
    fruit mur à croquer
    tu penches la tête
    pour rêver paresseuse
    à ta plage à mangrove
    la-bas si loin
    où le sable dru
    borde la mer houleuse
    quand la rose
    sera fanée
    tu garderas
    tes secrets

    Texte de Luc Fayard inspiré par Gabrielle à la rose, de Auguste Renoir

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
    COMMANDER LE LIVRE


  • œil de tigre

    Corinne Dupeyrat – Tigre

    un œil de tigre
    au grand jamais
    vous ne le verrez
    d’aussi près
    tant mieux pour vous
    d’ailleurs le tigre
    est difficile à voir
    il est tapi
    lui il vous voit
    depuis longtemps
    et il attend

    Texte de Luc Fayard inspiré par Tigre, de Corinne Dupeyrat


  • arbre et mer

    Isabelle de Galzain – Pale du Penboc’h

    l’arbre aime le sel de la mer
    et le grain du sable
    qui lui mordillent les pieds
    il se nourrit
    du roulement des vagues
    et des clameurs de mouettes
    il étire ses branches
    le plus loin possible
    pour attirer les visiteurs
    dans son ombre tiède
    nourrie d’histoires tendres
    et de passions secrètes

    Texte de Luc Fayard inspiré par Plage du Penboc’h d’Isabelle de Galzain


  • serre

    Laurence Gancel – Balade dans les serres de Kew Garden

    étrange endroit
    la serre transparente
    où tout se crée
    dans la chaleur
    et l’humidité
    sous la lumière
    éclatante
    on y apprend
    le soin la patience
    on y cultive
    l’espoir
    l’attention
    et peu à peu
    tout renait

    Texte de Luc Fayard inspiré par Balade dans les serres de Kew Garden, par Laurence Gancel


  • elle joue la nuit

    elle joue
    et par la porte ouverte
    les notes du piano fuient
    je les regarde
    s’envoler dans la nuit
    danser là-haut
    sans anicroche
    sur un tempo lent
    où noire et croche
    caressent les nuages blancs

    elle joue
    et le temps s’arrête
    de respirer
    moi aussi
    la nuit est grave
    et la musique aiguë

    elle joue
    et ne sait pas
    sa grâce à elle
    pour moi
    tout ce qu’elle touche luit
    ses mains créent ma lumière
    chemin balisé dans la nuit

    elle joue
    et le vent profite d’un soupir
    pour pousser le sien
    moi aussi
    la musique et la nuit
    sœurs jumelles
    de l’attente

    elle joue
    et envoie ses notes
    en estafettes
    points d’interrogations
    titubant sans fin
    dans la nuit
    de ma tête étoilée

    elle joue
    et sa musique
    alanguit les étoiles
    une à une
    le ciel complice me sourit
    dans son halo
    de lune

    sans elle au piano
    la nuit
    ne serait plus jamais la même
    moi non plus
    ou je serais la nuit

    Image créée par Dall.e pour illustrer le poème « elle joue la nuit » de Luc Fayard

    Texte de Luc Fayard illustré par l’IA

     


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025