Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 440 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • Souffle de vie

    Léa Dumayet – Petit souffle (2023) – aluminium

    Si tu pouvais arrêter le temps,
    Que retiendrais-tu de nos moments ?
    Si l’air se figeait, rien qu’un instant,
    Que garderais-tu absolument ?

    Le frisson de nos premiers baisers ?
    Nos étreintes un peu trop exaltées ?
    Ou mon dernier souffle à tes côtés
    Aussi léger qu’une brise d’été ?

    Fixerais-tu nos mots insufflés
    Aux quatre vents de l’éternité ?
    Et nos envies toujours conjuguées
    Au temps qu’il faisait, hiver comme été ?

    Quand le monde cessera de tourner,
    Je prendrai une grande bouffée d’air
    Et la scellerai à tout jamais
    Dans tous les contenants de la terre.


    Texte d’Élise Les petits mots, inspiré de Petit Souffle, de Léa Dumayet (2023) – aluminium


  • Tous les parfums de l’Arabie

    Michel Leiris (teste) et Joan Miro (dessin): poème affiche (1973) – lithographie – Aimé Maeght

    Tous les parfums de l’Arabie,
    tous les rêves du sommeil et de la veille,
    toutes les aventures vécues ou imaginées,
    toutes les expériences nées des œuvres à lire,
    à voir ou à entendre,
    tous les remous à l’échelle des océans
    ou à celle du verre d’eau,
    tout ce qui peut n’exister qu’à peine
    ou ne pas exister
    mais par quoi l’on existe…


    Texte et écriture de Michel Leiris, dessin de Joan Miró (1973) – Lithographie – Aimé Maeght


  • La Poule qui radote

    Texte de Bernard Denis-Laroque, illustré par Pascale Bordet; extrait de « Les Fables de Montparnasse« 


  • Korax

    Jam – Cop 27 – Autoportrait

    Moi, j’aimerai être un corbeau,
    premier initié du dieu taureau,
    tout droit venu d’Orient,
    directement de l’ancien Iran.

    Moi, j’aimerai être corbeau,
    Initié dans le respect
    des secrets de ces solides
    amitiés

    Moi, j’aimerai être corbeau.
    Mithra ne veut pas
    qu’on parle de tout ça.
    Être sans voix
    Fait donc de moi un roi


    Texte de Hugo, poète sans voix, inspiré de : Cop 27 – Autoportrait, de Jam –  techniques mixtes fusain, encre, acrylique, café


  • Le Jeu de l’Arbre

    Lucas Ribeyron – Voyage urbain

    Un arbre planté dans un square
    Ombrage les boulistes du soir.
    Se prenant parfois un coup de métal,
    Il tient bon lorsque ricochent
    Sur ses écorces solides
    Des boulets reflétant
    Ses racines sur la terre noire.

    Et dans ce square vivant
    Des bancs attendent des conquêtes,
    Cœurs mûrs, seuls ou entourés,
    Regardant les joueurs
    Faire vibrer le sol
    Jusqu’à la pointe des cimes.


    Texte de Paul Artaut inspiré de l’œuvre Voyage urbain, de Lucas Ribeyron


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  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

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  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025