Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 441 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • veilleur

    Virginie Truchot – Tokyo (2023)

    je suis le gardien
    de la tribu
    celui qui sait
    les sons épars de la nuit
    les remous furtifs du désert
    mon arme
    ce n’est pas ma lance
    mais ma patience
    je connais les ruses
    de l’homme
    et de l’animal
    longtemps
    je peux rester
    immobile et froid
    tel un scorpion mort
    mais à l’heure du danger
    je bondirai comme un tigre
    mon âme est calme
    ma main est sûre

    Texte : Luc Fayard, inspiré de Tokyo de Virginie Truchot


  • Fargue (Léon-Paul) : La Papouasie

    Au pays de Papouasie,
    J’ai caressé la Pouasie.
    La grâce que je vous souhaite,
    C’est de n’être pas Papouète.


    Léon-Paul Fargue

  • Hommage à Magritte

    Dany – Hommage à Magritte

    Dany a des livres plein la tête.
    Des livres savants,
    Des livres d’enquêtes,
    Des livres à l’eau de pluie,
    A l’eau de rose,
    Certains qu’on utilise comme parapluie
    D’autres qu’on pose…
    Et qui calent une porte, ou un creux.
    Des livres que l’on dévore,
    Dont on tombe amoureux.
    Certains dont on se lasse avant la fin,
    Certains qui nous agrippent par les mains,
    Avec lesquels on danse jusqu’au petit matin.

    Des livres,
    Aussi discrets qu’un sémaphore,
    Aussi secrets qu’une métaphore,
    Aussi dévorants qu’un rébus
    De Magritte au début,
    Puis mystérieux sur la fin,
    Avec un goût de jamais lu.
    Des histoires d’art et d’épées,
    De capes et d’été,
    De soleil qui vous toisent,
    Et puis de mer d’Iroise.
    Des livres en somme !
    Qui emplissent la tête,
    Que dis-je ? Le cœur des hommes.


    Texte de Léa Cerveau inspiré de Hommage à Magritte, de Dany – acrylique sur toile


  • auto-portrait

    Bernard Noël – Autoportarit (montage Luc Fayard)

    pelures d’oignons
    cercles concentriques
    lignes parallèles
    couches superposées
    sarments alignés
    traits pointillés de la pluie
    qui en morse seraient
    autant de SOS
    les yeux tournés vers là-bas
    la ligne noire d’horizon
    séparatrice de mondes
    l’abysse et l’infini
    myriade d’étoiles
    trous noirs du passé
    mots non dits
    pleurs refoulés
    envie d’amour
    et de sourires
    jour après jour
    vivre sans lendemain
    impossible
    alors gratter
    avancer
    ne pas tourner en rond
    chercheur de beauté
    et de simplicité
    faire jaillir l’étincelle
    à défaut se contenter
    d’une allumette
    lumière lumière


    Texte de Luc Fayard inspiré de Autoportrait, de Bernard Noël (1986) – Collection Jean-Michel Marchetti  – © Atelier Bernard Noël


  • Apollinaire (Guillaume): La cueillette

    Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.
    Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,
    Roses pâles d’amour qui couronnent ta tête,
    S’effeuillent chaque été ?

    (suite…)

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  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025