Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Jess Allen : Je rêve même de toi (2023)

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  • Frans Wesselman : Petit phénix (2030)

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  • ma compagne

    Amedeo Modigliani – Nu Couché – 1917-1918
    Tom Wesselmann (1931-2004) – Big Study for Nude – 1976 – graphite et Liquitex sur papier,

    ma compagne
    à la grâce dénouée
    des heures imparfaites
    mon envie d’ombre 
    où se cacher le jour
    dans un bois de senteurs 
    et de chuchotements

    mon fanal de brume 
    ensorcelée
    sur un canal lent et droit 
    au secret chemin de halage

    mon horizon magique 
    de mer et vent mêlés
    mon eau de source
    rivière et cascade 
    où s’abreuver

    ma musique aux notes saillantes
    blanchies par la lumière
    à l’aube flottante
    d’un sourire salutaire

    ma couleur d’outremer
    profonde et fière
    ma tour du futur cerclée 
    de nuages débridés

    mon infusion de mots 
    tenaces cris de vérité
    sur un cœur de tambour
    et de fanfare enguirlandée

    mon rire impérieux
    dans la tempête
    ma voie de règne ensoleillée
    par les yeux profonds de l’apnée

    mon archange de paix
    ma vie 
    mon éternité

    Hommage à Louis Aragon

    Texte de Luc Fayard illustré par deux nus peints à 60 ans d’écart : Big Study for Nude, de Tom Wesselmann (1976) et l’illustrissime Nu couché d’Amedeo Modigliani (1917)


  • Gianni Salidu : Disperazione (1997)

    Gianni Salidu : Disperazione (1997) – sculpture

  • Pietro Gallina : Homme et femme (1966)

    Pietro Gallina : Homme et femme (1966) – huile et émail sur contreplaqué – modèle « Ugo Ugo » – Collection d’Art Contemporain Ugo Ugo

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  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025