Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 430 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Paul Jenkins : Okwara Lady (1993)

    Paul Jenkins : Okwara Lady (1993)

  • Tom Killion : Big Sur, Spring Sunset (1990)

    Tom Killion : Big Sur, Spring Sunset (1990) – gravure sur bois

  • Saitō Kiyoshi : The Eye 7 (1975)

    Saitō Kiyoshi : The Eye 7 (1975) – impression sur bois

  • Lindsey Harald-Wong : Zephyrus (2024)

    Lindsey Harald-Wong : Zephyrus (2024)

  • nostalgie (illustré par 20 artistes contemporain)

    nostalgie

    plus jamais les rêves de la nuit
    ne s’ancreront aux habits de l’enfance
    ni les jours enfuis
    aux rives de l’absence

    à quoi bon pleurer
    ou tourner en rond
    les bons moments passés
    jamais ne reviendront

    c’est ainsi que naît la nostalgie
    un envahissement progressif
    comme un voile de brume
    ruisselant sur l’âme

    on ne meurt pas de nostalgie
    avec elle on vit tous les jours
    elle te suit comme une ombre
    fidèle jusqu’à la tombe

    même si au souvenir
    des regards rompus
    des rencontres inabouties
    le regret sournois s’insinue

    elle te dira que tu n’as pas vécu
    comme tu l’aurais voulu
    mais voilà la vie se nourrir
    de joie de manques et avancer

    chaque émotion produit une graine
    chaque sourire un bout d’oxygène
    ainsi se construit le labyrinthe
    d’un destin à nul autre pareil

    à la fin tu devras bien pourtant
    assembler les pièces du casse-têtes
    pour faire semblant de croire
    à un accord possible

    et si certaines éparses
    ne trouvent pas leur place
    dans le récit peint
    entre vide et plein

    tant pis
    c’est ainsi que tu vis
    l’humanité de la folie
    entre désir et nostalgie

    Une illustration colorée représentant une femme avec des ailes entourée de fleurs et de quatre personnages, dont un enfant et un animal, sur un fond floral animé.
    Caroline Dahyot

    Texte de Luc Fayard, illustré par 20 œuvres d’artistes contemporains
    => Lire en bas de l’article « épicentre » mon explication sur la recherche d’illustrations facilitée par l’utilisation de ChatGPT et l’utilisation de mots-clés descriptifs de contenu et d’évocations.

    Auteurs des oeuvres (de haut en bas, de gauche à droite) :
    Foujita, Natasha Shalina, David Chauvin, Victoria Picini, Cornelia 0’Donovan, Will Moses, Dorchin, Leonora Rosado,
    Davood Zandian, Caroline Dahyot, Jason Bowyer, Stefan-Daniel Lazarescu, Pierre Dessons, Maleonn, Anna Luteracka, Pascal Verbenan, Andrew Hern, Roy Wenzel,, Annie Montgomerie, Jude Hill,

    Et, pour le plaisir, voici l’affiche des 20 œuvres (parfois c’est un détail, pour les besoins du montage) avec le nom des artistes.

    20 œuvres d’artistes contemporains pour illustrer le poème de Luc Fayard « nostalgie »

Dernières publications d’art et de poésie

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

  • John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

    John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

  • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

    Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

  • Léon Spilliaert – La couture (1917)

    Léon Spilliaert – La couture (1917)

  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025