Collection Amavero
Votre année en peinture
Entrez une année pour découvrir les œuvres de la collection qui lui correspondent.
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Collection Amavero
Entrez une année pour découvrir les œuvres de la collection qui lui correspondent.
Ton regard bleu mon vieux,
Tes bras comme deux bouts de bois craquent,
Comme les feuilles qui tapissent ton univers,
Où tu écoutes parler la forêt en fumant ta pipe.
Et voilà l’hiver qui t’attrape dans le labyrinthe,
De cette vie faite de collines et de rêves en relief.
J’aurais aimé garder ces moments sur la terrasse,
Où tu écoutais mes récitations peignant le néant ou la liberté.
Texte d’Agnès T, lectrice d’Amavero qui a tiré au sort une liste de 20 mots dans notre jeu poétique « 20 mots pour votre poème » et en a fait ce poème. Merci à Agnès de sa contribution !
Liste des mots: regard, bleu, vieux, bras, deux, bout , bois, feuille, univers, écoute, parler, voilà, hiver, vie, rêve, aimer, , garder, moment, néant, liberté











Bienvenue dans cette galerie monumentale : une immersion inédite au cœur de l’impressionnisme à travers 460 œuvres soigneusement sélectionnées par Amavero. Plus qu’une simple exposition, nous vous offrons ici un véritable outil d’exploration artistique, conçu pour s’adapter à votre curiosité.
Les Galeries Interactives : Parcourez les œuvres au fil de leur publication. Chaque image est une porte d’entrée : un clic vous mène soit vers le poème et l’analyse dédiés à l’œuvre, soit vers un agrandissement plein écran pour en admirer la texture et la lumière.
Les Index des Artistes : Vous recherchez un maître particulier ? Notre index alphabétique intelligent classe les œuvres par nom de famille. De Caillebotte à Van Gogh, accédez instantanément à l’intégralité des tableaux répertoriés pour chaque peintre.
Navigation Fluide : Utilisez la pagination au bas de la galerie pour voyager à travers les collections sans perdre le fil de votre contemplation.
Laissez-vous porter par la couleur et le mouvement : tout l’esprit impressionniste est désormais à votre portée.

Choisissez l’œuvre qui vous plait dans la Galerie de l’impressionnisme.
Transformez-la grâce à Amavero en une mosaïque d’art d’oeuvres d’art uniquement impressionnistes (comme le fait le Portrait-mosaïque d’une photo transformée à partir de l’ensemble des galeries d’art).
Voir l’exemple de Femme cousant de Pierre-Auguste Renoir transformé en mosaïque impressionniste et cliquez sur chacune des vignettes pour admirer plus de 400 chefs-d’œuvres impressionnistes français et étrangers.
Mais vous pouvez aussi choisir de nous envoyer votre photo de portrait !
Remplissez le formulaire ci-dessous et nous vous renverrons le lien vers la mosaïque créée à partir de votre choix.
plus
rien
à
dire
tout
est
mort
et
nu
la
vie
n’a
plus
ni
sens
ni
goût
le
bruit
gagne
c’est
une
mer
qui
gronde
et
vient
tout
prendre
il
n’y
a
que
l’art
et
la
po
é
sie
pour
être
hors
d’eau
loin
de
ceux
qui
grognent
quand
tout
est
beau
tout
vit
âme
et
cœur
sur
une
seule
note
le
fil
se
tend
et
tel
un
chœur
de
harpes
sonne
la
fin
des
larmes
sur
notre
belle
terre
Texte de Luc Fayard inspiré par rien
Max Jacob : Je garde dans la solitude
Je garde dans la solitude
comme un pressentiment de toi.
Tu viens ! et le ciel se déploie,
la forêt, l’océan reculent.
Tous deux le soleil nous désigne
par-dessus la ville et les toits
les fenêtres renvoient ses lignes
les fleurs éclatent comme des voix.
Lorsque ton jardin nous reçoit,
ta maison prend un air étrange :
comme un reflet, la véranda nous accueille,
sourit et change.
Les arbres ont de grands coups d’ailes
derrière et devant les buissons.
La vague, au loin, parallèle,
se met à briller par frissons.
Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945
Yannis Ritsos : Nudité du corps
Une mer robuste,
d’un bleu profond,
t’a éclairé le visage.
Chassés par le soleil,
tous les morts.
Les pêcheurs sont passés
avec des paniers vides.
La lune palpitait
sur tes genoux.
Rien ne séparait plus
le vide de la plénitude.
Le temps s’allonge,
tu t’allonges.
Ton image immobile
sur le mur intérieur.
Cette peur
d’avoir oublié quelque chose
que j’aurais dû prendre.
Et la peur
qu’une telle immensité
ne connaisse une fin.
Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).



François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille
Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
Et les tristes discours
Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
L’augmenteront toujours
Le malheur de ta fille au tombeau descendue
Par un commun trépas,
Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
Ne se retrouve pas ?
Je sais de quels appas son enfance était pleine,
Et n’ai pas entrepris,
Injurieux ami, de soulager ta peine
Avecque son mépris.
Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin.
Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
Elle aurait obtenu
D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
Qu’en fût-il advenu?
Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
Elle eût eu plus d’accueil ?
Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
Et les vers du cercueil ?
Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
Ote l’âme du corps,
L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
Et ne suit point les morts…
La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
On a beau la prier,
La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
Et nous laisse crier.
Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
Est sujet à ses lois ;
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N’en défend point nos rois.
De murmurer contre elle, et perdre patience,
Il est mal à propos ;
Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
Qui nous met en repos.
François de Malherbe. Poésies, 1599.


