Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 477 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Dans un monde déchiré, le puissant n’est plus qu’un nuage vagabond.
…, cité par Charles-Edouard Bouéée, in Confucius et les automates


  • écharpe rouge

    René Gruau – Rouge et noir (1989) – affiche

    j’aurais aimé croiser un soir
    cette femme et m’emmitoufler
    dans l’écharpe rouge niché
    comme un bébé dans son berceau

    arborant l’étrange sourire
    au dessin si proche lointain
    elle m’aurait pincé la joue
    de ses doigts gantés de soie noire

    enivré d’essence divine
    et de frôlements chaleureux
    j’aurais enfin fermé les yeux
    pour le début d’un amour fou

    mais d’un geste d’épaule théatral
    la femme dans sa longue robe noire
    se serait échappée comme un héron
    qui se déhanche sur ses hauts talons

    seul laissant à regret s’enfuir
    l’écharpe rouge agitée par le vent
    j’aurais alors décelé dans la nuit
    comme de larges rayures de sang

    Texte de Luc Fayard inspiré par l’affiche de René Gruau « Rouge et noir » (1989)


  • Juana-Inés de la Cruz : Detente, sombra de mi bien esquivo (1689) – Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable

    Detente, sombra de mi bien esquivo,
    imagen del hechizo que más quiero,
    bella ilusión por quien alegre muero,
    dulce ficción por quien penosa vivo.

    Si al imán de tus gracias atractivo
    sirve mi pecho de obediente acero,
    ¿para qué me enamoras lisonjero
    si has de burlarme luego fugitivo?

    Mas blasonar no puedes satisfecho
    de que triunfa de mí tu tiranía:
    que aunque dejas burlado el lazo
    estrecho

    que tu forma fantástica ceñía,
    poco importa burlar brazos y pecho
    si te labra prisión mi fantasía.

    Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable,
    image du charme que j’aime le plus ;
    belle illusion pour qui je meurs heureuse,
    douce fiction pour qui je vis douloureuse.

    Si, aimant attiré par tant de grâces,
    mon cœur se fait acier docile et fidèle,
    pourquoi me séduire, flatteur et cruel,
    si c’est pour fuir et me trahir sans trace ?

    Mais ne crois pas pouvoir te glorifier
    du triomphe orgueilleux de ta tyrannie :
    même si se rompt le lien resserré

    dont ton fantôme entourait ma folie,
    qu’importe d’échapper à mes bras blessés,
    si ma pensée te retient prisonnière.

    Miguel Cabrera – Sor Juana Inés de la Cruz (1750)

    Juana Inés de Asbaje y Ramírez de Santillana, ou sœur Juana Inés de la Cruz ou Jeanne-Agnès de la Croix, née le 2 décembre 1648 ou le 12 novembre 1651 à San Miguel Nepantla (Espagne), une localité rattachée par la suite à la municipalité mexicaine de Tepetlixpa et morte le 17 avril 1695 à Mexico (Vice-Royauté de Nouvelle-Espagne), est une religieuse catholique (hiéronymite), poétesse et dramaturge de la Nouvelle-Espagne, considérée comme mexicaine par de nombreux auteurs. Son œuvre poétique figure parmi les plus emblématiques de la langue espagnole (Wikipedia). Ce poème paraît dans le premier volume de ses œuvres complètes, intitulé : « Inundación Castálida » (L’Inondation Castalide), publié à Madrid en 1689.


  • Admirez les œuvres d’art de votre année de naissance

    Collection Amavero

    Votre année en peinture

    Entrez une année pour découvrir les œuvres de la collection qui lui correspondent.


  • Ton regard bleu mon vieux

    Ton regard bleu mon vieux,
    Tes bras comme deux bouts de bois craquent,
    Comme les feuilles qui tapissent ton univers,
    Où tu écoutes parler la forêt en fumant ta pipe.
    Et voilà l’hiver qui t’attrape dans le labyrinthe,
    De cette vie faite de collines et de rêves en relief.
    J’aurais aimé garder ces moments sur la terrasse,
    Où tu écoutais mes récitations peignant le néant ou la liberté.  

    Texte d’Agnès T, lectrice d’Amavero qui a tiré au sort une liste de 20 mots dans notre jeu poétique « 20 mots pour votre poème » et en a fait ce poème. Merci à Agnès de sa contribution !
    Liste des mots: regard, bleu, vieux, bras, deux, bout , bois, feuille, univers, écoute, parler, voilà, hiver, vie, rêve, aimer, , garder, moment, néant, liberté


  • La Galerie des Impressionnistes : immersion dans 460 chefs d’œuvres

    Bienvenue dans cette galerie monumentale : une immersion inédite au cœur de l’impressionnisme à travers 460 œuvres soigneusement sélectionnées par Amavero. Plus qu’une simple exposition, nous vous offrons ici un véritable outil d’exploration artistique, conçu pour s’adapter à votre curiosité.

    Les Galeries Interactives : Parcourez les œuvres au fil de leur publication. Chaque image est une porte d’entrée : un clic vous mène soit vers le poème et l’analyse dédiés à l’œuvre, soit vers un agrandissement plein écran pour en admirer la texture et la lumière.

    Les Index des Artistes : Vous recherchez un maître particulier ? Notre index alphabétique intelligent classe les œuvres par nom de famille. De Caillebotte à Van Gogh, accédez instantanément à l’intégralité des tableaux répertoriés pour chaque peintre.

    Navigation Fluide : Utilisez la pagination au bas de la galerie pour voyager à travers les collections sans perdre le fil de votre contemplation.

    Laissez-vous porter par la couleur et le mouvement : tout l’esprit impressionniste est désormais à votre portée.


Dernières publications d'art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

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  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d'Amavero n°5 du 26 mai 2025