Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 474 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Tant que les lions n’auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à l’avantage des chasseurs.(cité par René Dumond… Lire


  • Fargue (Léon-Paul) : La Papouasie

    Au pays de Papouasie,
    J’ai caressé la Pouasie.
    La grâce que je vous souhaite,
    C’est de n’être pas Papouète.


    Léon-Paul Fargue

  • Hommage à Magritte

    Dany – Hommage à Magritte

    Dany a des livres plein la tête.
    Des livres savants,
    Des livres d’enquêtes,
    Des livres à l’eau de pluie,
    A l’eau de rose,
    Certains qu’on utilise comme parapluie
    D’autres qu’on pose…
    Et qui calent une porte, ou un creux.
    Des livres que l’on dévore,
    Dont on tombe amoureux.
    Certains dont on se lasse avant la fin,
    Certains qui nous agrippent par les mains,
    Avec lesquels on danse jusqu’au petit matin.

    Des livres,
    Aussi discrets qu’un sémaphore,
    Aussi secrets qu’une métaphore,
    Aussi dévorants qu’un rébus
    De Magritte au début,
    Puis mystérieux sur la fin,
    Avec un goût de jamais lu.
    Des histoires d’art et d’épées,
    De capes et d’été,
    De soleil qui vous toisent,
    Et puis de mer d’Iroise.
    Des livres en somme !
    Qui emplissent la tête,
    Que dis-je ? Le cœur des hommes.


    Texte de Léa Cerveau inspiré de Hommage à Magritte, de Dany – acrylique sur toile


  • auto-portrait

    Bernard Noël – Autoportarit (montage Luc Fayard)

    pelures d’oignons
    cercles concentriques
    lignes parallèles
    couches superposées
    sarments alignés
    traits pointillés de la pluie
    qui en morse seraient
    autant de SOS
    les yeux tournés vers là-bas
    la ligne noire d’horizon
    séparatrice de mondes
    l’abysse et l’infini
    myriade d’étoiles
    trous noirs du passé
    mots non dits
    pleurs refoulés
    envie d’amour
    et de sourires
    jour après jour
    vivre sans lendemain
    impossible
    alors gratter
    avancer
    ne pas tourner en rond
    chercheur de beauté
    et de simplicité
    faire jaillir l’étincelle
    à défaut se contenter
    d’une allumette
    lumière lumière


    Texte de Luc Fayard inspiré de Autoportrait, de Bernard Noël (1986) – Collection Jean-Michel Marchetti  – © Atelier Bernard Noël


  • Apollinaire (Guillaume): La cueillette

    Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.
    Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,
    Roses pâles d’amour qui couronnent ta tête,
    S’effeuillent chaque été ?

    (suite…)

  • maison secrète

    Claire de Langeron – Paysage imaginaire (2023)

    il était une fois
    sous un ciel gris
    une triste allée d’arbres
    aux feuilles d’étendards

    de chaque côté
    la haie touffue
    la serrait en pressoir 
    à l’abri du vent
    sur le lac gelé par les ans
    le sentier menait
    en se rétrécissant
    au vieux manoir secret
    jamais personne n’y entra
    moi seul connut celle qui l’habita
    belle comme un fantôme glacé
    et jamais je ne vous en parlerai

    Texte de Luc Fayad inspiré par Paysage imaginaire, de Claire de Langeron


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025